On a appris ça le 25 juillet 2026.
Ce jour-là, le ministre ukrainien de l’Énergie Denys Shmyhal a publié un message sur X (anciennement Twitter) dans lequel il annonçait avoir discuté avec le ministre canadien Tim Hodgson d’un possible accord stratégique énergétique de 30 ans, centré notamment sur le GNL canadien, ainsi que d’une subvention possible de 650 millions $ CA pour l’achat de gaz.
Bloomberg et plusieurs médias canadiens (dont le Financial Post / National Post) ont repris l’information le même jour. C’est donc depuis fin juillet que l’information est publique.
Le Canada vole --encore une fois-- les Canadiens pour le bénéfice de l'Ukraine
Fin juillet 2026, le ministre ukrainien de l’Énergie Denys Shmyhal a annoncé que l’Ukraine souhaite conclure un accord stratégique énergétique de 30 ans avec le Canada.
- https://financialpost.com/commodities/e ... a-minister
- https://nationalpost.com/news/canada/uk ... ister-says
- https://x.com/ImJulianAssange/status/20 ... 1672010183
- https://www.energyconnects.com/news/gas ... ster-says/
- https://natural-resources.canada.ca/ene ... rgy-sector
Les discussions ont eu lieu avec Tim Hodgson, ministre canadien de l’Énergie et des Ressources naturelles, et s’inscrivent dans la continuité d’ententes antérieures entre le président Volodymyr Zelenskyy et le premier ministre Mark Carney.
Le projet vise un « pont de sécurité énergétique » centré sur l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) canadien, la coopération nucléaire (notamment les petits réacteurs modulaires), le stockage de gaz dans les installations ukrainiennes et la fourniture d’équipements énergétiques canadiens.
Dans le même échange, les deux parties ont évoqué une subvention directe possible de 650 millions de dollars canadiens pour aider l’Ukraine à acheter du gaz en prévision de l’hiver.
Cette proposition s’ajoute à une aide déjà massive. Depuis l’invasion russe de février 2022, le Canada a engagé plus de 25 milliards de dollars en soutien multiforme (militaire, financier, humanitaire et énergétique). Le gouvernement se présente régulièrement comme l’un des contributeurs les plus généreux par habitant parmi les pays du G7.
Pourquoi beaucoup de Canadiens ont raison d’être excédés
L’économie canadienne traverse une période de croissance anémique. Les projections pour 2026 tournent autour de 1 % ou un peu plus, avec un chômage qui reste élevé (autour de 6,5-7 %), une inflation qui a récemment dépassé les 3 % et des déficits budgétaires qui se creusent. Les ménages font face à des coûts de logement, d’épicerie et d’énergie toujours élevés, tandis que les services publics (santé, infrastructures) souffrent de sous-financement chronique.
Dans ce contexte, un engagement de trois décennies — même s’il n’est pas encore un traité juridiquement contraignant — soulève une question légitime : jusqu’où les contribuables doivent-ils financer la reconstruction et la sécurité énergétique d’un autre pays pendant que leurs propres priorités nationales stagnent ? Une subvention de 650 millions de dollars pour un seul hiver n’est pas anodine, et un cadre de 30 ans ouvre la porte à des coûts récurrents, qu’il s’agisse de subventions, de garanties ou de soutien technologique.
La solidarité avec l’Ukraine face à l’agression russe est compréhensible. Mais un engagement de cette durée, annoncé alors que l’économie canadienne « s’essouffle », donne l’impression que les priorités d’Ottawa s’éloignent des réalités quotidiennes des contribuables. C’est précisément ce sentiment d’injustice fiscale qui alimente l’exaspération.
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