Voyez l’angle et le ton habituels de beaucoup de chroniques et de reportages sur l’immigration.
On s’appesantit sur les problèmes vécus par les immigrants, sur l’insuffisance des mesures d’aide, sur l’attitude inappropriée de la société d’accueil, sur la toxicité des chroniqueurs qui rament à contre-courant, etc.
[Éditeur: les Québécois paient cher pour accueillir les immigrants et c'est ruineux pour les Québécois, en général, sur presque tous les plans.]
C’est répétitif comme un vinyle rayé, subtil comme un char d’assaut russe, fatigant comme certaines belles-mères.
Quand leur logiciel idéologique est contredit par la réalité, quand les peuples se braquent contre l’immigration massive, ces gens réagiront souvent en durcissant le ton.
Résultat: si la prudence est généralement une bonne chose en journalisme, la barre est désormais placée plus haut quand on s’exprime sur ce sujet comparativement aux autres.
Une frilosité s’est installée.
Faits
Rien n’est parfait, mais au-delà de l’anecdote, que disent les faits sur l’accueil que le Québec réserve aux immigrants ?
C’est l’exercice auquel se livre le politologue Denis Monière dans le dernier numéro de L’Action nationale (avril 2026).
Extrait, entrée en matière de l'article (hélas privé):
Dénigrer le Québec et culpabiliser les Québécois en les accusant de racisme est une posture très répandue chez ceux qui s’autoproclament parangons de vertus progressistes. Et pourtant, les faits montrent que les Québécois et les Québécoises financent généreusement, par leurs impôts, l’immigration sur leur territoire.
Le ministère québécois de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) a consacré, en 2024-2025, autour de 800 millions $ à la sélection, la francisation et l’intégration.
Les Québécois financent aussi une proportion des dépenses du gouvernement fédéral en matière d’immigration.
Monière calcule que les dépenses du MIFI et la part québécoise des dépenses fédérales totalisent 2,19 milliards par année, soit un coût moyen annuel par immigrant permanent d’environ 37 758 $.
Cela n’inclut pas, souligne-t-il, les dépenses pour les services sociaux, la santé et l’éducation.
Les demandeurs d’asile coûtent encore plus cher, car ils arrivent souvent moins outillés et vivent davantage de précarité.
En 2024, plus de 507,7 millions furent versés en prestations d’aide sociale aux demandeurs d’asile.
C’était une hausse de 37 % par rapport à 2023 et plus du triple du montant versé en 2022 (161,4 millions).
Même Radio-Canada s’en est alarmée (S. Desrosiers, 16 avril 2025).
Si on exclut les dépenses fédérales pour ne garder que celles du gouvernement provincial, le Québec est, de très loin, explique Monière, la province qui dépense le plus pour l’immigration, et cette plus grande générosité ne s’explique pas seulement par l’effort particulier en matière linguistique.
Panoplie
Il rappelle aussi que le Québec a versé, en 2024-2025, 70 millions de dollars aux organismes communautaires qui viennent en aide aux nouveaux arrivants.
L’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration comptait plus de 550 juristes en 2026, et cela n’inclut pas les avocats en droit des affaires ayant des dossiers à l’étranger.
Le Registre québécois des consultants en immigration compte 732 inscrits.
L’immigration est, pour beaucoup d’entre eux, un commerce fort lucratif.
Bref, les immigrants arrivés au Québec ont deux gouvernements pour s’occuper d’eux, dont le gouvernement provincial de loin le plus généreux de tous, toute une panoplie d’acteurs de la société civile, et la majeure partie de l’orchestre médiatique.
Voilà les faits.
L’effort collectif est indéniable.
Source: Joseph Facel, Journal de Montréal
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