5 septembre 2024
Après Hydro-Québec (le 19 avril 2022), c’est au tour de la Caisse de dépôt et placement du Québec et du Fonds de solidarité FTQ de venir au secours d’Énergir, avec un coup de pouce de 575 M$ pour l’aider à se réinventer.
À l’ère de la transition énergétique, Énergir se trouve à la croisée des chemins, puisque l’entreprise va se priver de la moitié de son volume d’affaires d’ici 2050 en faisant bondir le prix de son principal produit, le gaz naturel.
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L’argent de la Caisse, l’actionnaire majoritaire d’Énergir, et du Fonds de solidarité FTQ servira donc à accélérer la stratégie de décarbonation et de résilience de la compagnie, est-il expliqué dans un communiqué de presse.
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«[Cette stratégie] comprend des mesures concrètes telles que le développement de projets d’énergie renouvelable et d’usines de production de gaz naturel renouvelable, la poursuite du déploiement de la biénergie au Québec, et le plan “Zéro panne” de sa filiale de distribution électrique, Green Mountain Power, au Vermont», peut-on y lire.
Entente avec Hydro
La Caisse et le Fonds FTQ ne sont pas les seuls alliés d’Énergir. En 2021, Hydro-Québec a signé une entente controversée avec l’entreprise de gaz naturel, selon laquelle jusqu’à 2,4 G$ pourraient être puisés dans les tarifs d’électricité pour compenser les pertes de revenus d’Énergir.
Le but de cette entente, qui avait alors été qualifiée «d’historique» par les deux partenaires, est d’encourager les consommateurs de gaz naturel à passer à la «biénergie» (électricité et gaz naturel), ce qui se traduirait par une augmentation des tarifs d’électricité de 1,4% en plus de la hausse annuelle régulière.
La Régie de l’énergie a d’abord approuvé l’entente, puis elle est revenue sur sa décision après que celle-ci a été contestée par les consommateurs industriels et des groupes environnementaux. Hydro-Québec a ensuite contesté la seconde décision de la Régie en Cour supérieure, obtenant cette fois gain de cause.
C’était en février dernier. L’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité et le Conseil de l’industrie forestière du Québec ont alors déposé une requête en appel, et le dossier n’est toujours pas réglé.
Source: Journal de Montréal
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