Un dangereux précédent pour les citoyens et les propriétaires
Le 20 février 2026, le gouvernement fédéral a signé une série d’accords avec la bande autochtone Musqueam en Colombie-Britannique, reconnaissant officiellement leurs « droits et titres » sur leur territoire traditionnel.
- https://www.fraserinstitute.org/comment ... inal-title
- https://www.canada.ca/fr/relations-cour ... eches.html
- https://www.rcaanc-cirnac.gc.ca/eng/177 ... 2569128589
- https://www.rcaanc-cirnac.gc.ca/eng/177 ... 2651272609
- https://www.musqueam.bc.ca/shared-value ... tnerships/
- https://www.musqueam.bc.ca/signing-righ ... agreement/
- https://www.musqueam.bc.ca/what-rra-means-and-covers/
Ces ententes, célébrées par Ottawa comme un pas historique vers la réconciliation, soulèvent pourtant de graves inquiétudes pour les propriétaires fonciers, les entreprises et, plus largement, pour tous les Canadiens attachés à la sécurité juridique et au droit de propriété.
Des décisions qui menacent la stabilité foncière
Ces nouvelles ententes surviennent dans un climat déjà tendu après une décision choquante de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, qui a reconnu à la nation Cowichan un titre autochtone supérieur aux droits de propriété privée dans certaines zones urbaines de Richmond. En d’autres termes, la justice a jugé que, lorsque ces « titres autochtones » entrent en conflit avec les titres fonciers enregistrés des citoyens, ce sont les premiers qui doivent prévaloir.
Il s’agit d’un précédent dévastateur, puisque cela remet fondamentalement en cause le système juridique sur lequel repose toute la propriété privée au Canada. Les répercussions vont bien au-delà de la Colombie-Britannique: si cette logique est maintenue en appel, rien n’empêchera qu’elle s’étende à d’autres provinces, créant un climat d’incertitude juridique sans précédent.
Ottawa et Victoria ignorent les Canadiens ordinaires
Ce qui choque le plus, c’est la manière opaque dont ces décisions et ententes sont conclues.
Ni le gouvernement fédéral ni celui de la Colombie-Britannique n’ont jugé bon de consulter les citoyens, les contribuables ou les propriétaires des territoires concernés.
Les détails des accords avec la bande Musqueam demeurent secrets, alimentant la méfiance et le sentiment que des pans entiers du territoire canadien peuvent désormais être redéfinis sans la moindre participation des populations locales.
Pendant ce temps, Ottawa s’empresse de généraliser la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA / UNDRIP), sans avoir jamais expliqué aux Canadiens les conséquences de sa transposition dans le droit national.
Cette adoption précipitée transforme graduellement les fondements de notre régime de propriété et de gouvernance, au détriment de millions de citoyens qui paient des impôts, achètent des maisons et investissent leur avenir dans un système qu’ils pensaient stable et équitable.
Les conséquences économiques et sociales d’un tel virage
Cette politique d’« apaisement idéologique » met à mal la confiance des investisseurs, sape la valeur des propriétés privées et accroît les risques de litiges interminables.
Pour une province déjà éprouvée par les déficits publics, la dette croissante et la stagnation économique, le gouvernement fédéral ajoute une source majeure d’instabilité.
On ne peut prétendre vouloir stimuler l’économie tout en fragilisant le cadre juridique qui protège les investissements et la propriété.
Derrière le discours de la réconciliation, une évidence s’impose: ce sont encore les citoyens ordinaires qui paieront le prix de décisions prises en coulisse, au profit d’une petite élite politique et administrative obsédée par la conformité idéologique à des normes internationales mal comprises.
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