Voici les gagnants des blocs d’énergie attribués par le ministre Fitzgibbon

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11 novembre 2023


Ils sont rares, précieux et convoités. Un grand mystère entourait l'identité des bénéficiaires des 1000 mégawatts (MW) encore disponibles pour des projets industriels au Québec. Radio-Canada a obtenu les noms des 11 gagnants.

Les heureux élus font partie d'une très longue liste d'entreprises qui avaient déposé des demandes de blocs d'énergie sur le bureau du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie du Québec. Pierre Fitzgibbon avait comparé le tout à une liste de cadeaux de Noël.


Commençons d'abord avec la moins grande surprise sous le sapin : Northvolt. Le projet de méga-usine en Montérégie récolte la part du lion avec 360 mégawatts (MW). Cet accès à la puissance d'Hydro-Québec permettra à cette entreprise suédoise de fabriquer des batteries pour véhicules électriques.

Le deuxième grand gagnant est TES Canada, un autre projet de plusieurs milliards de dollars, qui sera présenté vendredi à 10 h à Shawinigan. Cette entreprise belge a obtenu 150 MW pour produire de l'hydrogène vert destiné à verdir le transport lourd, entre autres.

Des projets de grande ampleur

Pour prendre la pleine mesure de ces projets, on peut utiliser comme référence le Centre Bell, qui a besoin d'une puissance de 5 MW d'électricité pour fonctionner. Le débit d'énergie nécessaire à Northvolt est donc 72 fois supérieur à l'amphithéâtre qui sert notamment au Canadien de Montréal.

Depuis 20 ans, un seul projet au Québec avait requis plus de 50 MW, soit la mine d'or de Malartic, en Abitibi-Témiscamingue. Parmi les projets retenus par Pierre Fitzgibbon, six dépassent cette marque.

Selon nos sources, le troisième bénéficiaire des blocs d'énergie est l'entreprise Greenfield, qui veut produire de l'hydrogène vert à Varennes, en Montérégie, afin de verdir le carburant des navires du port de Montréal. Elle a obtenu la centaine de mégawatts qu'elle espérait.

La compagnie sud-coréenne Volta Energy Solutions a aussi obtenu une centaine de mégawatts pour son projet d'usine de feuilles de cuivre à Granby, en Estrie. Sa production est destinée au marché nord-américain des batteries de véhicules électriques.

La minière Nouveau Monde Graphite a obtenu 77 MW. Elle en avait fait l'annonce sur son site web le mois dernier. Le graphite, un minerai stratégique essentiel à la fabrication des batteries, alimentera notamment l'usine de Ford à Bécancour, qui, de son côté, s'est fait accorder 75 MW.

Une avalanche de demandes

Le gouvernement a reçu plus de 150 requêtes d'entreprises pour obtenir des blocs d'énergie, dont au moins 57 demandes qui dépassaient les 50 MW. Au total, plus de 30 000 MW étaient espérés, mais Hydro-Québec n'a pas du tout la marge suffisante pour cela. Depuis l'adoption du projet de loi 2, c'est le ministre Fitzgibbon qui choisit les projets que la société d'État doit alimenter à partir de 5 MW.

Il y a un intérêt international pour le tarif industriel (tarif L) très compétitif d'Hydro-Québec, le moins élevé en Amérique du Nord. Jeudi, des groupes environnementaux ont réclamé un moratoire sur l'attribution des blocs d'énergie, par crainte d'une pénurie d'électricité.

Trois projets d'hydrogène

L'entreprise Air Liquide, installée à Bécancour, a obtenu une cinquantaine de mégawatts pour produire de l'hydrogène vert. Au total, avec TES Canada et Greenfield, ce sont donc 300 des 1000 MW disponibles qui alimenteront cette filière.

En janvier, le ministre Pierre Fitzgibbon avait pourtant prévenu que le Québec n'avait pas les moyens d'accepter les 9000 MW de projets d'hydrogène sur son bureau. On ne peut pas en faire, de l’hydrogène, on n’a pas d’électricité, avait-il dit.

Je suis surpris, c'est un peu confondant, a réagi le PDG de la firme Charbone, Dave Gagnon, un promoteur d'hydrogène en attente de réponse à sa demande de quelques mégawatts pour un projet à Sorel-Tracy.

Lorsque nous avons contacté le cabinet du ministre au sujet de cette apparence de revirement, on nous a encouragés à poser nos questions lors de l'annonce du projet de TES Canada, vendredi.

Malgré l'absence de réponse à son projet, Dave Gagnon se réjouit pour la filière : Ce que je trouve de bon dans tout ça, c'est qu'on parle d'hydrogène.

Selon le professeur Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l'énergie à HEC Montréal, les projets retenus sont de bons projets, car ils visent non pas à exporter de l'hydrogène à des clients étrangers mais à faire des carburants liquides qui peuvent être directement utilisés au Québec.

Les critères retenus pour choisir les projets

Dans le contexte actuel de pénurie de main-d'œuvre, ce n'est pas la création d'emplois qui a guidé les choix du ministre. Les critères retenus sont les suivants :

  1. la capacité technique d'Hydro-Québec à alimenter un projet;
  2. l'acceptabilité sociale d'un projet;
  3. la capacité d'un projet à décarboner le Québec (c'est-à-dire à réduire les émissions de gaz à effet de serre);
  4. la création de richesse et la contribution à la valeur économique.

La compagnie Minerai de fer du Québec, propriétaire de la mine du lac Bloom, près de Fermont, a obtenu 25 MW. Waste Management, qui veut produire du gaz naturel renouvelable à partir de déchets, s'est fait octroyer 15 MW. Le centre de données de l'entreprise américaine Vantage obtient 10 MW et l'allemande Duravit se fait accorder 10 MW pour son usine d'équipement de salle de bains à Matane.

Cyril Dufau-Sansot, PDG d'Hy2gen, ne fait pas partie des heureux élus. Son projet d'hydrogène et d'ammoniac verts à Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, a besoin de 300 MW. Il a toutefois bon espoir que d'autres blocs d'énergie seront attribués au cours des prochains mois si Hydro-Québec parvient à dégager de la marge de manœuvre.

Pour être certaine d'être retenue, Hy2gen a reconfiguré son projet et a retardé de deux ans sa date prévue pour une entrée en activité de l'usine. Hydro-Québec prévoit augmenter sa production de 8000 à 9000 MW d'ici 2035. Le quart de cet ajout (soit environ 2000 MW) nourrira la croissance économique, notamment celle des filières industrielles nécessaires à la transition énergétique.



Source: MSN / Radio-Canada



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11 novembre 2023


Le gouvernement du Québec a dévoilé la liste de 11 entreprises dont les projets ont obtenu le feu vert pour un raccordement en électricité de grande puissance, soit de 5 mégawatts (MW) et plus, pour un total de près de mille mégawatts, 956 MW pour être précis. Il en a fait l'annonce par voie de communiqué vendredi soir.

De ce nombre, cinq des projets sélectionnés serviront à alimenter la filière batterie et deux celui des bioénergies.

Le projet de l'entreprise TES Canada annoncé vendredi pour la construction d'une usine de production d'hydrogène vert à Shawinigan, figure aussi sur cette liste.

Hydro-Québec alimentera également de 5 mégawatts (MW) et plus la future usine de Northvolt en Amérique du Nord, à ses installations de Saint-Basile-le-Grand et de McMasterville, en Montérégie.

Les autres projets industriels retenus sont ceux d'Air Liquide Canada, Ford-Ecopro CAM Canada S.E.C et Nouveau monde Graphite, à Bécancour, pour la filière batterie, tout comme Volta Energy Solutions Canada, à Granby.

Les projets en bioénergies concernent ceux de Greenfield Global Québec, à Varennes, en Montérégie, et de WM Québec, à Sainte-Sophie, dans les Laurentides.


Il y a aussi le projet manufacturier de Duravit Canada, à Matane, dans le Bas-Saint-Laurent, celui de Minerai de Fer Québec, à Fermont, sur la Côte-Nord, pour le l'acier vert, et de Vantage Data Centers CanadaQC4, Limited Partnership, à Pointe-Claire, dans l'ouest de l'île de Montréal, pour un centre de données.


Tous les projets retenus ont été sélectionnés en août dernier, «selon des critères d'analyse définis, tels que les capacités techniques de raccordement et les incidences sur le réseau électrique du Québec, les retombées sur l'économie et le développement régional, l'impact environnemental et social de même que la cohérence avec les orientations gouvernementales», précise le communiqué du cabinet du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et ministre responsable du Développement économique régional, Pierre Fitzgibbon.

«Avec le resserrement des bilans énergétiques et l'électrification croissante de notre économie, on doit choisir les projets les plus porteurs et allouer l'électricité disponible de façon judicieuse», a rappelé le ministre Fitzgibbon.

«Ces onze projets vont accélérer la transition énergétique, tout en créant des retombées économiques importantes partout au Québec», a-t-il souligné.

[Éditeur: c'est un projet mondialiste d'appauvrissement des Québécois, financé par les Québécois, c'est absolument odieux. Et la CAQ est fière de ça, quelle honte.]

Le gouvernement poursuit l'analyse d'autres projets industriels énergivores permettant de faire une transition vers une économie plus verte, jusqu'au 31 mars prochain [2024].

[Éditeur: les Québécois financent le virage "vert" gieco-mondialiste. C'est une arnaque sans fin, à nos frais.]



Source: MSN / La Presse canadienne



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2 novembre 2023


Hydro-Québec investira des dizaines de milliards de dollars pour augmenter sa production


Hydro-Québec anticipe un bond sans précédent de la consommation d’électricité dans la province et, pour y faire face, la société d’État prévoit investir des dizaines de milliards de dollars pour augmenter la production.

De nouveaux barrages seront construits, les éoliennes se multiplieront et on n’écarte pas la filière nucléaire, au nom de la lutte contre la crise climatique.

Hydro-Québec a dévoilé jeudi son « Plan d’action 2035 – Vers un Québec décarboné et prospère », qui prévoit des investissements sans précédent de 155 à 185 milliards de dollars d’ici 2035, soit une moyenne annuelle de 12 à 16 milliards de dollars. Cela équivaut aussi à des investissements 50 % plus élevés, en dollars constants de 2023, que lors des années de développement de la Baie-James.

Uniquement pour « répondre à la croissance de la demande », qui serait appelée à doubler à l’horizon 2050, la société d’État prévoit investir dans un premier temps de 90 à 110 milliards de dollars au cours des 12 prochaines années. Ces sommes sont nécessaires pour ajouter de 8000 à 9000 mégawatts (MW) de puissance au cours de cette période, soit l’équivalent de cinq à six complexes comme celui de la Romaine.

155 milliards

C’est le montant minimal que prévoit investir Hydro-Québec d’ici 2035 afin d’accroître sa production énergétique et réaliser les objectifs de son plan d’action.


Les coûts pourraient grimper jusqu’à 185 milliards, selon les prévisions, ce qui équivaut à une moyenne annuelle de 16 milliards de dollars.

Pour y parvenir, Hydro-Québec confirme son intention d’accroître la puissance des centrales hydroélectriques actuelles et d’ajouter plus de 5000 kilomètres de lignes de transport, mais aussi de construire « de nouvelles centrales », sans en préciser le nombre. Au moins l’une d’elles sera une « centrale à réserve pompée » de 1000 MW, une technologie de production qui n’existe pas encore au Québec.

Le président-directeur général d’Hydro-Québec, Michael Sabia, a toutefois assuré jeudi que ce genre de projet nécessitera l’« acceptabilité sociale », notamment celle des communautés autochtones. Il compte d’ailleurs se rendre en novembre sur la Basse-Côte-Nord pour rencontrer les communautés qui seraient affectées par la construction d’un complexe sur la rivière du Petit Mécatina, qui est actuellement à l’étude pour un éventuel projet.

L’énergie éolienne sera aussi appelée à jouer un rôle beaucoup plus important dans la province, puisque la société d’État prévoit « tripler la production » d’ici 2035, afin d’ajouter 10 000 MW de nouvelles capacités éoliennes. Les projets devraient donc se multiplier sur le territoire (l’équivalent de 15 fois la superficie de l’île de Montréal) et on dit vouloir « envisager » l’éolien en mer, comme cela se fait ailleurs dans le monde. « Est-ce que ça vaut la peine ? Je pense que oui », a laissé tomber M. Sabia.

Nucléaire

Devant « l’ampleur des besoins » des décennies à venir, Hydro-Québec dit aussi devoir « envisager un ensemble de solutions » pour augmenter la production et atteindre ses « objectifs à long terme de décarbonation et de prospérité économique ».

Dans ce contexte, la filière solaire devrait faire partie du paysage énergétique du Québec dans les prochaines années, tout comme le développement de la capacité de stockage de l’énergie produite.

Hydro-Québec n’écarte pas non plus la filière nucléaire. On dit vouloir étudier « le potentiel existant de Gentilly-2 pour accueillir une centrale nucléaire ou de petits réacteurs modulaires ». Mais « ces options seront analysées en fonction de leur maturité technologique, de leur coût et de leur acceptabilité sociale ». S’il estime qu’« il faut garder un esprit ouvert » par rapport à cette filière très controversée, Michael Sabia assure qu’aucun projet de développement ne fait partie du « plan » pour les prochaines années.

Au-delà de la consommation en forte croissance, la société d’État souhaite « doubler les économies d’énergie » afin d’atteindre 3500 MW d’ici 2035. Des investissements majeurs sont aussi prévus « dans la résilience du réseau », notamment pour réduire les pannes dans les années à venir. Une somme de 4 à 5 milliards de dollars est prévue chaque année d’ici 2035.

« Transition »

Devant un parterre de représentants des médias, Michael Sabia a reconnu jeudi que le plan présenté était « ambitieux ». « Nous avons du travail à faire, mais le monde est en train de se mobiliser, donc il est fondamental pour le Québec de faire la même chose », a-t-il souligné.

Hydro-Québec fait face à « deux grands défis », a-t-il ajouté, soit « la transition énergétique », notamment pour les entreprises, mais aussi l’« utilisation » de cette énergie. Cette « énergie propre » est « déterminante pour les pays » et leur capacité d’être compétitifs dans le monde, selon celui qui a été nommé à la tête d’Hydro-Québec en mai dernier. « L’électricité est un actif de plus en plus précieux. »

« Nous entrons dans une longue période d’investissements », a affirmé M. Sabia, en précisant que les besoins en main-d’oeuvre seront importants, avec une moyenne de 35 000 travailleurs de la construction chaque année pour répondre aux exigences du plan de développement.

Malgré ces investissements majeurs, « les tarifs d’électricité vont demeurer abordables », a-t-il indiqué. Pour les clients résidentiels, les hausses de tarifs seront limitées à l’inflation, jusqu’à un plafond de 3 %. « En ce qui concerne les tarifs commerciaux et industriels, leur compétitivité sera maintenue », précise Hydro-Québec.



Source: Le Devoir



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Fichiers joints
Source: https://www.hydroquebec.com/data/a-propos/pdf/plan-action-2035.pdf
Source: https://www.hydroquebec.com/data/a-propos/pdf/plan-action-2035.pdf
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