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La Maison de Radio-Canada est rendue... américaine!

Posté : 19 août 2026, 16:01
par cgelinas
La Maison de Radio-Canada à Montréal a été acquise par Veyron, une société d’investissement immobilier américaine basée à New York.


Cette transaction, réalisée en août 2026 auprès du promoteur québécois Broccolini, a suscité des critiques concernant le fait que la société d’État canadienne verse désormais un loyer annuel de 21 millions de dollars à un propriétaire américain.

  • Propriétaire: Veyron (société américaine).
  • Loyer: 21 millions $ par an (soit 1,75 million $ par mois).
  • Surface: Environ 420 000 pieds carrés.
  • Contexte: L’acquisition ravive le débat sur la souveraineté médiatique et la dépendance financière envers les capitaux étrangers, alors que Radio-Canada reste simple locataire des lieux.


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Re: La Maison de Radio-Canada est rendue... américaine!

Posté : 19 août 2026, 16:03
par cgelinas
La Maison de Radio-Canada est américaine!


« Nous avons le plaisir d’annoncer que Veyron et ses partenaires ont fait l’acquisition de la Maison de Radio-Canada, le siège social de CBC/Radio-Canada à Montréal (Québec), d’une superficie d’environ 420 000 pieds carrés. »

La semaine dernière, Veyron, société d’investissement immobilier privée américaine, s’est vantée sur LinkedIn d’avoir acquis des mains de la société canadienne Broccolini « le siège social montréalais phare du diffuseur national ».

Radio-Canada, simple locataire, va donc dorénavant verser avec les impôts des Canadiens le loyer annuel de 21 millions qu’il payait à une compagnie canadienne (Broccolini) à des Américains multimilliardaires, dont le siège social est situé au 437, Madison Avenue à New York.

Locataire de Madmen

Avouez que c’est quand même très, très ironique : au moment où le Canada de Mark Carney vante l’importance d’avoir une identité forte et tente de se distancier de notre voisin du Sud, son diffuseur public, le symbole même de cette identité nationale, va payer 1,75 million de dollars par mois à une compagnie américaine.

C’est comme si vous portiez un t-shirt « Fier d’être Canadien », mais que l’étiquette dans le cou disait « Made in the USA ».

La nouvelle de l’acquisition de la Maison de Radio-Canada par Veyron a aussi été rapportée par le magazine spécialisé en immobilier CoStar, qui fait mention d’une « acquisition majeure ».

On ne connaît pas le montant de la transaction. Radio-Canada n’a toujours pas publié de communiqué à ce sujet.

En 2016, Radio-Canada avait cédé le terrain du boulevard René-Lévesque au Groupe Broccolini pour la somme de 1 $.

La transaction comprenait « la construction de la nouvelle Maison de Radio-Canada et un bail de 30 ans au coût de 21 millions de dollars par année ».

Le 7 septembre 2022, la nouvelle Maison était inaugurée.

Sur sa page LinkedIn, Veyron était très fière de se « péter les bretelles ».

« Grâce à cette opération, le portefeuille de Veyron s’agrandit pour atteindre 48 immeubles, totalisant environ 12,7 millions de pieds carrés et une valeur d’actifs supérieure à 3,5 milliards de dollars. »

Où va votre argent ?

Quand on a appris que Broccolini mettait en vente la bâtisse de verre située au coin de Papineau et René-Lévesque, Radio-Canada avait envoyé un message interne à ses employés affirmant que « cette transaction n’aura pas d’impact sur les activités et sur l’occupation de Radio-Canada ».


Mais je me pose plusieurs questions.

– Comment va se sentir Marc Miller, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, qui vient de donner un congé de « taxe Netflix » aux Américains, en apprenant que le financement de Rad-Can va en partie dans des poches américaines ?

– Comment vont se sentir les journalistes de Radio-Canada qui passent leur temps à dénoncer les États-Unis de Trump, sachant que leur « proprio » est maintenant américain ?

– Que pense Mark Carney du lien étroit entre le diffuseur public et un pays avec lequel il essaye de prendre ses distances ?

– Comment vont réagir les contribuables canadiens en apprenant qu’ils envoient leur fric à New York ?



Source: Journal de Montréal



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