Mylène Hébert en prison pour outrage au tribunal
Posté : 20 juillet 2026, 13:36
C'est le dimanche 19 juillet 2026 que Mylène Hébert a été arrêtée par la Sûreté du Québec:
Et en suivi de cette nouvelle...
Voici une rétroaction de Mel Goyer, le 20 juillet 2026...
Décisions de la Cour
Pour fins de contexte, j'ajoute les liens vers les documents de la Cour, parmi les plus récents et ce, afin que tout le monde puisse aller lire très exactement ce qui a été consigné et décidé, lors des procédures judiciaires.
Et quelques extraits du jugement...
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- https://www.facebook.com/reel/1051118964083261
- https://www.facebook.com/ronald.marenge ... 3214162481
- https://www.youtube.com/watch?v=2CcG_M44B_E
- https://www.youtube.com/watch?v=IUaTYQmoKgI
- https://www.youtube.com/watch?v=0kz20MSYkJA
- https://www.youtube.com/live/AWUfJ4jkveE
- https://www.facebook.com/reel/1377605034323552/
- https://www.youtube.com/watch?v=eY0t3JTUGAs
- https://www.youtube.com/watch?v=Lnl22-JlIGo
Et en suivi de cette nouvelle...
Voici une rétroaction de Mel Goyer, le 20 juillet 2026...
Hier soir, j’ai appris que la police avait arrêté Mylène Hébert.
Bien que je ne me sois jamais prononcé à son sujet, ça m'est rentré dedans. 8 mois de prison pour outrage au tribunal (elle a continué d’accuser ses prétendus agresseurs sur les réseaux sociaux malgré les ordonnances d’un juge).
Pourtant, un ex-policier PÉD0PH!LE, qui a été reconnu coupable de s’être filmé en train de toucher sexuellement une fillette de 2 ans, a purgé sa peine bin chill à son domicile.
C’est le monde à l’envers et ça me renverse.
On a le droit de questionner les méthodes de Mylène, sa façon de dénoncer. On a le droit de douter de sa parole et même de sa santé mentale. Mais ce qui est certain, c’est que Mylène n’est pas une criminelle. Sa place n'est clairement pas en prison.
Imaginons un instant qu’elle dise la vérité. Que les gros noms qu’elle accuse (Alain Carrier, Éric Lapointe, Yves-François Blanchet) soient réellement coupables. Imaginons 2 secondes que sans avocat, elle n'ait tout simplement pas eu les moyens de le prouver, tandis qu'eux, avec des ressources infiniment supérieures, aient réussi à la réduire au silence. Si c'était le cas, ce serait un échec profond de la justice. C’PAS COMME ÇA QUE ÇA DEVRAIT FONCTIONNER.
Et si, au contraire, elle a menti… Est-ce que 8 mois de prison constituent une peine juste et proportionnée pour une femme qui dit avoir été brisée par le système depuis son adolescence, qui refuse de retirer ses publications, de comparaître devant le tribunal ou de payer une amende de 10 000$?Perso, je ne crois pas. Des travaux communautaires auraient été suffisants. Un suivi psychologique obligatoire aurait été une sentence plus adéquate à mon avis.
Au-delà de son cas, il faut aussi reconnaître une réalité: les agressions sexuelles sont parmi les crimes les plus difficiles à prouver, et les réseaux criminels organisés sont, par définition, complexes à mettre au jour. L'affaire #Epstein aux États-Unis en est un exemple marquant. Au Québec aussi, des policiers, des juges, des politiciens et d'autres personnes en position d'autorité ont déjà été accusés, et parfois condamnés, pour des crimes sexuels.
Ce qui me choque, c'est le contraste entre certaines peines.
Ce sont ces inégalités qui soulèvent, à mes yeux, de sérieuses questions sur la cohérence de notre pseudo système de justice.
Fack par principe, je décide de soutenir Mylène.
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P.S.: Avez-vous vu l'excellent reportage "La parfaite victime" (2021), de Monic Néron et Émilie Perreault?
"Pendant 3 ans, les réalisatrices ont analysé et décortiqué le parcours de victimes qui ont choisi la voie judiciaire. En résulte une puissante remise en question des méthodes d’un système réfractaire aux changements. Les victimes ont-elles une réelle chance dans le processus de plainte criminel? Elles ont assurément un point en commun: elles doivent être «parfaites». Une enquête cinématographique dans l’espoir d’un véritable examen de conscience collectif."
Je laisse la bande-annonce en commentaire. À VOIR.
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#Edit - Maxime Ouimet II a fait un live sur le sujet. Je comprends son point: Mylène n'a pas respecté les procédures et elle a fait les choses tout croche.
C'est vrai.
Mais c'est illogique de s'attendre à ce qu'une femme qui a des troubles mentaux (c'est elle-même qui le dit) ait un comportement idéal dans une situation comme la sienne...
Je continue de croire qu'un suivi psychologique obligatoire ou des travaux communautaires auraient été une sentence plus appropriés que 8 mois de prison.
Je laisse le lien de son live YouTube en commentaire.
Décisions de la Cour
Pour fins de contexte, j'ajoute les liens vers les documents de la Cour, parmi les plus récents et ce, afin que tout le monde puisse aller lire très exactement ce qui a été consigné et décidé, lors des procédures judiciaires.
- Carrier c. Hébert 2025-10-03 C.S.
- Carrier c. Hébert 2026-05-04 C.S.
- Carrier c. Hébert 2026-01-15 C.S.
- Carrier c. Hébert 2025-09-15 C.S.
- Carrier c. Hébert 2025-10-23 C.S.
- Carrier c. Hébert 2025-06-26 C.S.
Et quelques extraits du jugement...
[19] Vers l’âge de 35 ans, à l’occasion d’une thérapie auprès d’une sexologue, Madame Hébert se serait rappelé les événements survenus à son adolescence et dont elle ignorait entièrement l’existence avant sa thérapie.
[20] Cette thérapie aurait eu lieu entre septembre 2018 et janvier 2021, dans le cadre de 74 rencontres de psychothérapie sexologique.
[21] En 2019, Madame Hébert se serait rappelé par des flashs avoir été agressée sexuellement en 2015, par le chanteur X. À cette même occasion, elle se serait aussi rappelée d’agressions sexuelles supplémentaires en lien avec un réseau organisé impliquant des personnalités influentes et bien connues.
[...]
[23] Bien qu’un grand pan demeure nébuleux, les faits dont elle se souvient maintenant se résument comme suit : à compter de l’âge de 13 ans et à la suite d’une fugue, elle aurait été droguée et se serait trouvée durant environ deux ans sous le contrôle complet d’un réseau de pédophiles alors dirigé – selon ce qu’il faut en comprendre - par les Hells Angels.
[24] Ce réseau l’aurait forcée à danser dans des clubs de danseuses à travers le Québec et l’Ontario, alors qu’elle demeurait constamment droguée malgré elle. Ce même réseau l’aurait soumise à des gens mal intentionnés qui l’auraient agressée à de multiples reprises dans des maisons privées, alors qu’elle était toujours sous l’effet de la drogue. Encore une fois, les demandeurs n’ont rien à voir avec de telles affirmations.
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