Un militant anti-vaccin condamné à Montréal
Posté : 14 avril 2026, 23:17
14 avril 2026
Un kiosque installé sur la chaussée, une confrontation qui s'étire
François Amalega Bitondo, figure connue du mouvement opposé à la vaccination au Québec durant la pandémie de COVID-19, a été déclaré coupable d'entrave au travail d'agents de la paix. La juge municipale Josée Hamel lui a imposé une probation de 18 mois pour des faits survenus en septembre 2024 au marché Jean-Talon, à Montréal.
Ce jour-là, Amalega Bitondo, 47 ans, s'est présenté au marché Jean-Talon avec deux autres personnes pour distribuer des imprimés et installer un kiosque sur la chaussée et le trottoir. L'objectif du groupe: dénoncer les mesures gouvernementales liées à la COVID-19, selon le jugement.
Un tiers, importuné par leur présence, a contacté la police pour «dérangement». À leur arrivée, deux agents ont informé Amalega Bitondo que la réglementation municipale lui interdisait d'installer des objets au sol. L'un d'eux lui a proposé un compromis: tenir les affiches à la main et rester en mouvement, de façon à respecter le règlement sans brimer sa liberté d'expression.
Des policiers «très indulgents», selon la juge
Amalega Bitondo a ignoré les policiers, qui ont dû faire appel à un superviseur. La situation ne s'est pas débloquée pour autant. Le Service des travaux publics a finalement été mandaté pour démanteler le kiosque. À leur arrivée, l'accusé a demandé aux cols bleus de désobéir à leurs instructions et s'est interposé physiquement pour les empêcher d'agir. Il a alors été arrêté pour entrave. L'intervention a duré un peu plus d'une heure en tout.
«Les policiers ont fait preuve d'une très grande indulgence», a relevé la juge Hamel dans sa décision. Elle a aussi conclu que «le comportement de [l'accusé] étant obstiné et réfléchi, il ne [pouvait] relever de la simple erreur de jugement ou d'un moment d'égarement».
L'argument du profilage politique rejeté
Durant son procès, Amalega Bitondo a tenté de faire témoigner des personnalités publiques ayant exercé des fonctions gouvernementales pendant la pandémie, sans succès. Il a également soutenu avoir été victime de profilage politique, argument que la juge n'a pas retenu.
«Les décisions [des policiers] n'étaient pas basées sur des stéréotypes politiques négatifs», peut-on lire dans le jugement, qui souligne qu'un policier avait proposé à l'accusé une façon de procéder qui aurait préservé sa liberté d'expression.
Une condamnation et un délai d'appel
«Son refus d'obtempérer, son indifférence avouée à l'égard de la réglementation [...] amènent le tribunal à conclure que Monsieur [le défendeur] a agi volontairement et qu'il avait précisément l'intention d'entraver le travail des agents», a conclu la juge Hamel.
Amalega Bitondo a été déclaré coupable d'entrave et condamné à un sursis de peine assorti d'une probation de 18 mois. Il dispose d'une dizaine de jours pour interjeter appel de la décision.
Source: MSN / Espresso / aussi dans le Journal de Montréal
Le 11 avril 2026, Amalega Bitondo a publié ceci, suite à sa vidéo du 10 avril 2026...
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Un kiosque installé sur la chaussée, une confrontation qui s'étire
François Amalega Bitondo, figure connue du mouvement opposé à la vaccination au Québec durant la pandémie de COVID-19, a été déclaré coupable d'entrave au travail d'agents de la paix. La juge municipale Josée Hamel lui a imposé une probation de 18 mois pour des faits survenus en septembre 2024 au marché Jean-Talon, à Montréal.
Ce jour-là, Amalega Bitondo, 47 ans, s'est présenté au marché Jean-Talon avec deux autres personnes pour distribuer des imprimés et installer un kiosque sur la chaussée et le trottoir. L'objectif du groupe: dénoncer les mesures gouvernementales liées à la COVID-19, selon le jugement.
Un tiers, importuné par leur présence, a contacté la police pour «dérangement». À leur arrivée, deux agents ont informé Amalega Bitondo que la réglementation municipale lui interdisait d'installer des objets au sol. L'un d'eux lui a proposé un compromis: tenir les affiches à la main et rester en mouvement, de façon à respecter le règlement sans brimer sa liberté d'expression.
Des policiers «très indulgents», selon la juge
Amalega Bitondo a ignoré les policiers, qui ont dû faire appel à un superviseur. La situation ne s'est pas débloquée pour autant. Le Service des travaux publics a finalement été mandaté pour démanteler le kiosque. À leur arrivée, l'accusé a demandé aux cols bleus de désobéir à leurs instructions et s'est interposé physiquement pour les empêcher d'agir. Il a alors été arrêté pour entrave. L'intervention a duré un peu plus d'une heure en tout.
«Les policiers ont fait preuve d'une très grande indulgence», a relevé la juge Hamel dans sa décision. Elle a aussi conclu que «le comportement de [l'accusé] étant obstiné et réfléchi, il ne [pouvait] relever de la simple erreur de jugement ou d'un moment d'égarement».
L'argument du profilage politique rejeté
Durant son procès, Amalega Bitondo a tenté de faire témoigner des personnalités publiques ayant exercé des fonctions gouvernementales pendant la pandémie, sans succès. Il a également soutenu avoir été victime de profilage politique, argument que la juge n'a pas retenu.
«Les décisions [des policiers] n'étaient pas basées sur des stéréotypes politiques négatifs», peut-on lire dans le jugement, qui souligne qu'un policier avait proposé à l'accusé une façon de procéder qui aurait préservé sa liberté d'expression.
Une condamnation et un délai d'appel
«Son refus d'obtempérer, son indifférence avouée à l'égard de la réglementation [...] amènent le tribunal à conclure que Monsieur [le défendeur] a agi volontairement et qu'il avait précisément l'intention d'entraver le travail des agents», a conclu la juge Hamel.
Amalega Bitondo a été déclaré coupable d'entrave et condamné à un sursis de peine assorti d'une probation de 18 mois. Il dispose d'une dizaine de jours pour interjeter appel de la décision.
Source: MSN / Espresso / aussi dans le Journal de Montréal
Le 11 avril 2026, Amalega Bitondo a publié ceci, suite à sa vidéo du 10 avril 2026...
Depuis le 24 mars à 16 h 01, je pouvais être en prison à tout moment. Le seul point positif de la lettre d'hier est que je suis certain d'être en liberté jusqu'à jeudi 10 h 30. L'incertitude recommence à partir de 10 h 31 le jeudi.
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