Le pétrole vénézuélien, en partie expédié vers Israël
Posté : 09 mars 2026, 01:34
En février 2026, le premier cargo de brut vénézuélien « libéré » par l’allègement des sanctions américaines est parti vers Israël, alors même que les États‑Unis sont en manque chronique d’approvisionnements énergétiques bon marché.
Faits clés et chronologie
Volumes, quantités et comparaisons
Les chiffres publics permettent de cadrer les ordres de grandeur:
En d’autres termes, l’« huile prête pour le marché » issue du Venezuela ne sert pas d’abord à soulager la facture énergétique américaine, mais à réalimenter des circuits d’exportation lucratifs vers l’Europe et Israël.
Acteurs et intérêts énergétiques
Les principaux acteurs de cette opération sont:
Pour Washington, le contrôle des flux vénézuéliens permet de:
L’angle: ce pétrole dont les Américains auraient eu besoin
Sur le plan strictement énergétique, les États‑Unis auraient pu absorber sans difficulté ces cargaisons pour réduire leurs importations d’autres origines plus coûteuses ou plus sensibles géopolitiquement.
Un exemple parlant: le cargo Suezmax transportant environ 1 million de barils dont 200 000 destinés à Israël représente à peine une heure de la consommation totale de pétrole des États‑Unis, mais il a une valeur politique disproportionnée pour montrer qu’Israël reste approvisionné en pleine tourmente au Proche‑Orient.
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- https://bdsmovement.net/news/Act-Now-St ... ent-Israel
- https://www.timesofisrael.com/liveblog_ ... bloomberg/
- https://www.bloomberg.com/news/articles ... l-in-years
- https://shippingmatters.ca/venezuela-re ... ong-pause/
- https://www.reuters.com/business/energy ... 026-01-29/
- https://gcaptain.com/venezuela-ships-fi ... ts-reopen/
- https://www.argusmedia.com/en/news-and- ... l-update-2
Faits clés et chronologie
- 3 janvier 2026: des forces américaines capturent Nicolás Maduro, ouvrant la voie à une reprise contrôlée des exportations de pétrole du Venezuela.
- 29 janvier 2026: l’administration Trump lève une partie des sanctions, via une licence générale permettant à des sociétés américaines et européennes (Vitol, Trafigura, etc.) de commercialiser le brut vénézuélien déjà produit ou stocké.
- 9–10 février 2026: Bloomberg révèle qu’un cargo de brut vénézuélien est en route vers la raffinerie du Bazan Group, principal raffineur israélien à Haïfa, première livraison depuis le milieu de l’année 2020.
- 11 février 2026: Argus détaille qu’environ 200 000 barils de ce brut, chargé au terminal de José, sont destinés à Israël via un cargo Suezmax opéré par Vitol.
Volumes, quantités et comparaisons
Les chiffres publics permettent de cadrer les ordres de grandeur:
- La dernière livraison connue avant la pause (vers mi‑2020) s’élevait à environ 470 000 barils de brut vénézuélien pour Israël.
- Le nouveau flux identifié en février 2026 représente environ 200 000 barils sur un cargo d’environ 1 million de barils, le reste allant notamment en Europe (raffinerie Saras en Italie, Espagne).
- À titre de comparaison, 470 000 barils couvrent à peine une journée de consommation de pétrole d’Israël (environ 250 000–300 000 barils/jour) et une fraction minuscule de la demande américaine, qui dépasse 20 millions de barils/jour.
- Les accords plus larges évoqués à Washington parlent de 50 millions de barils de brut vénézuélien re‑orientés via des négociants occidentaux, dont une partie seulement finit au Proche‑Orient.
En d’autres termes, l’« huile prête pour le marché » issue du Venezuela ne sert pas d’abord à soulager la facture énergétique américaine, mais à réalimenter des circuits d’exportation lucratifs vers l’Europe et Israël.
Acteurs et intérêts énergétiques
Les principaux acteurs de cette opération sont:
- États‑Unis: administration Trump, qui reprend la main sur les ventes de brut vénézuélien en échange d’un allègement ciblé des sanctions.
- PDVSA (compagnie nationale vénézuélienne), dont la production existante était bloquée par les sanctions et se retrouve subitement redirigée vers de nouveaux clients « approuvés ».
- Vitol et autres maisons de négoce, autorisées à gérer, mélanger et revendre ce brut vers l’Italie, l’Espagne, Israël, l’Inde et les États‑Unis.
- Bazan Group, principale raffinerie israélienne à Haïfa, bénéficiaire direct de ce premier cargo post‑2020.
Pour Washington, le contrôle des flux vénézuéliens permet de:
- sécuriser des volumes pour des alliés stratégiques comme Israël,
- créer de nouvelles marges pour des traders occidentaux,
- garder une pression politique sur Caracas en conditionnant chaque cargaison à des décisions américaines.
L’angle: ce pétrole dont les Américains auraient eu besoin
Sur le plan strictement énergétique, les États‑Unis auraient pu absorber sans difficulté ces cargaisons pour réduire leurs importations d’autres origines plus coûteuses ou plus sensibles géopolitiquement.
- Les volumes en jeu (centaines de milliers de barils par envoi soit des dizaines de millions de barils sur l’accord global) restent modestes par rapport à la demande américaine, mais suffisants pour alimenter des raffineries du Golfe du Mexique habituées aux bruts lourds.
- Pourtant, les premiers barils « débloqués » sont orientés vers Israël et l’Europe, via Vitol et d’autres négociants, au lieu de converger prioritairement vers le marché intérieur américain.
- Ça confirme que la logique dominante est géopolitique: Washington préfère utiliser la ressource vénézuélienne comme levier d’influence et comme outil de soutien énergétique à ses alliés, plutôt que comme réponse directe à la pression sur les prix à la pompe chez les consommateurs américains.
Un exemple parlant: le cargo Suezmax transportant environ 1 million de barils dont 200 000 destinés à Israël représente à peine une heure de la consommation totale de pétrole des États‑Unis, mais il a une valeur politique disproportionnée pour montrer qu’Israël reste approvisionné en pleine tourmente au Proche‑Orient.
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