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Disparition de Susana Rocha Cruz: «Susana serait vraisemblablement en vie si les services frontaliers avaient fait leur

Posté : 07 février 2026, 12:45
par cgelinas
16 janvier 2026


Le programme BOLO dénonce le fait qu’Abraham Gonzalez Leon, qui serait visé par une mesure d’expulsion depuis 2023, était encore au pays


Susana Rocha Cruz, dont le corps aurait été retrouvé dans le fleuve Saint-Laurent à Québec en début de semaine, serait «vraisemblablement en vie si les services frontaliers avaient fait leur travail», dénonce le directeur du programme BOLO.

«Qu’est-ce que l’Agence des services frontaliers a fait pour localiser, appréhender et expulser ce gars-là depuis 2023?» peste en entrevue Maxime Langlois, directeur exécutif du programme BOLO (Be On The Lookout), qui travaille à rechercher des fugitifs.

Notre Bureau d’enquête révélait jeudi qu’Abraham Gonzalez Leon, un ressortissant mexicain de 43 ans accusé lundi d’avoir brutalisé Susana Rocha Cruz, était visé par une procédure de renvoi de l’Agence des services frontaliers du Canada depuis mars 2023.

«Trois ans! Je mettrais ma main au feu que Gonzalez Leon menait une vie tranquille, avec une adresse fixe et un emploi stable. Je ne sais pas quels gestes l’Agence a faits, mais je suis pas mal convaincu qu’ils n’ont rien fait. C’est scandaleux», critique M. Langlois.

Irrégulier depuis 2020

La situation d’Abraham Gonzalez Leon pourrait toutefois être irrégulière depuis 2020, selon un jugement de la Cour fédérale obtenu par notre Bureau d’enquête et rapporté d’abord par Radio-Canada.

[Éditeur: on a tellement peur des mots... c'est un ILLÉGAL. Il aurait dû être foutu dehors à grands coups de pieds dans l'arrière train. Si ça avait été fait, on n'en serait pas là, aujourd'hui, avec un possible meurtre et des frais ÉNORMES pour les contribuables qui doivent gérer cette situation aussi sordide qu'inadmissible.]

Selon ce document, Abraham Gonzalez Leon, qui était agriculteur à la ferme de son père dans l’État de Guanajuato, au Mexique, aurait fait une demande d’asile à son arrivée au Canada, en 2019.

Il soutenait avoir été «menacé et extorqué à quelques reprises par deux groupes criminels rivaux», d’où sa fuite du pays.

Sa demande a toutefois été rejetée par la Section de la protection des réfugiés, qui relève de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié. Ce refus a aussi été confirmé en appel.

Malgré les menaces qui le visaient, Abraham Gonzalez Leon aurait pu trouver refuge ailleurs au Mexique, a tranché la Section d’appel des réfugiés, en 2020.

Chercher les fugitifs

Pour le directeur exécutif du programme BOLO, il est grand temps que le Québec et le Canada s’intéressent davantage aux fugitifs.

En Ontario, la Brigade de recherche de fugitifs de la Ontario Provincial Police traque les personnes qui font l’objet d’un mandat d’arrestation depuis «des décennies», rappelle Maxime Langlois.

«Je ne sais plus quel genre de tragédie ça va prendre au Québec pour qu’on essaie d’accorder de l’importance à cet enjeu. Je ne sais plus comment il faut convaincre nos politiciens et nos policiers à mettre en place des ressources permanentes, dédiées et entraînées pour arrêter des gens dangereux. Ça me dépasse», dénonce-t-il.

Par courriel, les services frontaliers se sont dits «profondément attristés par cet incident», vendredi.

Ils assurent toutefois que leurs agents «mènent des enquêtes proactives afin de localiser et d’arrêter les personnes visées par un mandat d’immigration».

Ces enquêtes sont classées par «ordre de priorité, afin que les cas à haut risque bénéficient du plus grand nombre de ressources», affirme le porte-parole, Luke Reimer.

Corps à identifier

Rappelons que Susana Rocha Cruz, 44 ans, avait été vue pour la dernière fois vers 21h, le 7 janvier dernier [2026], sur la rue Villieu, où elle habite.

Tout porte à croire que c’est son corps qui aurait été repêché dans le fleuve Saint-Laurent à Québec, mardi [le 13 janvier 2026]. Les autorités travaillent toujours à identifier la dépouille, qui portait des mesures de contention, selon nos informations.

D’après la dénonciation, Abraham Gonzalez Leon se serait livré à des voies de fait contre elle, entre le 8 janvier et le 11 janvier dernier [2026] à Québec, dans un contexte de violence conjugale. Selon Guadelupe Vidal Rocha Cruz, la sœur de la victime, les deux individus se fréquentaient depuis l’an dernier.

Cette dernière soutient d’ailleurs que sa sœur avait peur qu’Abraham Gonzalez Leon fasse du mal à son enfant, si elle le quittait.

Le dossier doit revenir à la cour mardi. De nouvelles accusations pourraient être déposées.

[Éditeur: cet individu a tous les airs d'un meurtrier... et il va nous coûter des MILLIONS de dollars en détention... il n'aurait JAMAIS dû pouvoir entrer au Canada, dès le départ. L'immigration, sous toutes ses formes, doit être profondément révisée, au Canada.]

La pandémie à l'origine des délais?

Que s’est-il passé entre 2020 et 2026 dans le dossier d’Abraham Gonzalez Leon, pour que l’individu se trouve toujours en sol canadien?

Me Stéphanie Valois, avocate experte en immigration, rappelle que les expulsions étaient limitées lors de la pandémie.

[Éditeur: ces expulsions auraient dû demeurer PRIORITAIRES pour des raisons ÉVIDENTES de sécurité publique.]

«La loi dit que tu dois être déporté dans l’année. Ça se peut qu’il n’ait pas pu être déporté en 2020, 2021, à cause de la pandémie», lance-t-elle comme hypothèse.

Face à de tels délais, les ressortissants visés par une expulsion peuvent se prévaloir d’une demande d’examen des risques avant renvoi (ERAR), qui leur permet de demander à nouveau d’être protégés, étant donné les dangers auxquels ils s’exposent dans leur pays.

«Parce que la situation du demandeur peut avoir changé. Et la convention sur la torture oblige les États à ne pas déporter dans un pays où quelqu’un peut être en danger. On en a eu beaucoup à cause de la pandémie», explique-t-elle.

Si cette demande est refusée, la mesure de renvoi demeure.

Dans le cas d’Abraham Gonzalez Leon, s’il s’est prévalu de l'ERAR, cela aurait pu faire en sorte que la décision finale de le renvoyer n’aurait été prononcée qu’en 2023, analyse-t-elle.

L’avocate qui représentait Abraham Gonzalez Leon devant la cour fédérale a refusé de répondre à nos questions.

[Éditeur: évidemment qu'il a refusé... probablement pour la même raison qu'il défend ce genre de "client"... ça en dit long sur le genre de personne qu'elle est et franchement, c'est très, très laid.]



Source: Journal de Montréal


Autres références



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