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Fixation de loyer: les règles changent le 1er janvier 2026

Posté : 19 décembre 2025, 09:54
par cgelinas
17 décembre 2025


En 2026, de nouvelles règles qui encadreront le calcul des hausses de loyer entreront en vigueur. Une première en 40 ans.

Avec ces modifications au Règlement sur les critères de fixation de loyer, le gouvernement du Québec souhaite entre autres simplifier la méthode de calcul, rendre les hausses de loyer plus « plus prévisibles » et éviter les « chocs tarifaires ».


En janvier 2025, le Tribunal administratif du logement (TAL) avait proposé une augmentation « historique » de 5,9 %. Les organismes défendant les droits des consommateurs ainsi que certains partis politiques l’avaient vivement dénoncée.

Voici les nouvelles règles entourant la hausse des loyers.

Les nouveaux critères

Jusqu’à tout récemment, le règlement s’appuyait sur 13 critères pour déterminer les hausses de loyer. Il prévoit désormais quatre variables :

  • La variation des taxes foncières
  • La variation des primes d’assurances
  • Un pourcentage de 5 % des dépenses d’immobilisation (entretien et réparation)
  • La moyenne de l’Indice des prix à la consommation (IPC) au cours des trois dernières années (et non seulement les prix afférents aux logements)

À noter : les locateurs qui réalisent des travaux et qui contractent un prêt doivent seulement considérer le montant remboursé pendant l’année. La période d’amortissement est fixée à 20 ans. Si les propriétaires ont reçu une aide financière municipale et gouvernementale, ils doivent aussi en tenir compte.

Selon le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), ces nouvelles règles auraient limité à 4,5 % la hausse suggérée en 2025 par le TAL.

Le cas des RPA

Comme les résidences privées pour aînés (RPA) proposent aussi des services à leurs locataires, le calcul sera également modifié.

Ces établissements imposeront une augmentation pour la part du loyer qui concerne la location d’un logement ou d’une chambre.

Ils calculeront une hausse distincte pour la portion du loyer qui touche les services (l’assistance personnelle, les soins infirmiers, la préparation de repas, etc.). Celle-ci doit dépendre de l’IPC lié aux soins de santé.

Des réactions partagées

Le RCLALQ craint que les modifications « n’accélèrent les hausses de loyer ». Dans son mémoire déposé en octobre, il déplore entre autres que le texte de loi « transfère aux locataires l’entière responsabilité financière des travaux d’immobilisation, qui devrait normalement relever des propriétaires ».

L’organisme de défense des droits des locataires demande notamment que les augmentations dépendent des frais d’exploitation – et non d’immobilisation – payés par les propriétaires et qu’un plafond soit imposé, comme en Ontario.

Les modifications apportées par le gouvernement du Québec sont les bienvenues, juge, pour sa part, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ).

« Il s’agit d’un geste structurant, au bénéfice de tous : locataires et propriétaires, en ce qu’il permet de retrouver un équilibre au sein de l’écosystème », avait indiqué son porte-parole Éric Sansoucy par voie de communiqué. L’organisation demande que de nouveaux outils soient mis en place pour « moderniser le cadre bâti dans les prochaines années », notamment pour décarboner les immeubles.



Source: Protégez-vous



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Re: Fixation de loyer : les règles changent le 1er janvier 2026

Posté : 19 décembre 2025, 16:36
par cgelinas
17 décembre 2025


Le Regroupement des comités logement et associations des locataires du Québec (RCLALQ) dénonce aujourd’hui l’entrée en vigueur du nouveau règlement de fixation de loyer, qui ne fera qu’enflammer la crise du logement au Québec. Publié seulement une semaine après que la SCHL ait dévoilé des données démontrant que les loyers explosent depuis maintenant cinq ans, ce dernier geste du gouvernement caquiste constitue une véritable attaque aux droits des locataires et un refus de trouver de réelles solutions.

Face aux hausses de loyers incontrôlées, près de 15 000 locataires et allié·es ont signé cet automne une pétition demandant le rejet du projet de règlement modifiant le Règlement sur les critères de fixation de loyer, déposé pour étude le 3 septembre 2025.

Celui-ci entrera officiellement en vigueur le 1er janvier 2026, comme annoncé aujourd’hui par la ministre responsable de l’habitation, Caroline Proulx (nièce de Gilles Proulx).

« Ce règlement ne contribue guère à corriger le maigre encadrement réglementaire qui a permis l’augmentation astronomique des loyers depuis 2020. La ministre néglige ses responsabilités auprès des locataires : pour rééquilibrer le marché locatif, elle devrait décréter un gel immédiat des hausses de loyers jusqu’à ce que des mesures assurant un réel contrôle au Québec soient mises en place », explique Émile Boucher, organisateur communautaire au RCLALQ.

Au contraire, le nouveau projet est un véritable cadeau aux propriétaires. Il génère encore une spirale inflationniste en basant les futures hausses de loyers sur les hausses précédentes et en refilant l’entièreté des coûts des travaux dans l’immeuble aux locataires. « La CAQ a refusé tous commentaires et toutes critiques de son règlement, qui permettra des hausses d’au moins 3% en 2026. Encore une fois, sans contrôle effectif, on sait que les hausses réellement vécues seront bien plus grandes », dénonce Shannon Franssen, coordonnatrice par intérim au RCLALQ.

« Locataires, vous n’êtes pas sans armes face aux attaques du gouvernement, qui semble prioriser le transfert de la richesse vers les propriétaires plutôt qu’à notre droit à un contrôle équitable du marché locatif. Vous avez des droits : vous pouvez toujours refuser une hausse abusive ET rester dans votre logement. », rappelle Mme Franssen, qui invite les locataires à visiter le site locataire.info pour plus d’information sur les hausses et leurs droits.

Finalement, le RCLALQ invite les locataires du Québec à rester à l’affût des appels à l’action lancés par leur comité logement local dès janvier.



Source: RCLALQ



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