16 août 2025
La Côte-Nord est particulièrement touchée par le manque de travailleurs étrangers, selon des chambres de commerce de la région. De son côté, une restauratrice de Havre-Saint-Pierre est inquiète pour le futur des commerces de la Minganie.
Dans son cahier de consultation, le gouvernement du Québec propose d'accueillir 45 000 travailleurs permanents par an d’ici 2029.
La présidente de la Chambre de commerce de Port-Cartier, Asmaa Essalhi, affirme que ce nombre est insuffisant. Il ne reflète pas la réalité au niveau des besoins marché-travailleurs sur la Côte-Nord, estime-t-elle.
Elle s'inquiète que la croissance économique de la région soit affectée.
La Fédération des chambres du commerce du Québec (FCCQ), dont fait partie la Chambre de commerce de Port-Cartier, est du même avis. Le regroupement demande au gouvernement provincial d’accueillir plutôt 106 000 nouveaux travailleurs immigrants annuellement pour les quatre prochaines années.
[Éditeur: c'est plus que les 89k habitants de la Côte-Nord... c'est du délire!]
La FCCQ soutient que cela permettrait de contrer les départs à la retraite et l'exode. Ces deux enjeux touchent particulièrement la Côte-Nord, selon Asmaa Essalhi.
La présidente de la Chambre de commerce de Port-Cartier remarque que la Côte-Nord souffre d'un manque de main-d'œuvre important et qu'il est difficile d'attirer les nouveaux arrivants. La région est encore plus impactée par cette mesure, croit-elle.
Concrètement, il y a des entreprises qui vont devoir faire des choix très difficiles et certaines vont devoir fermer leurs portes, affirme le directeur des relations médias de la FCCQ, Mathieu Lavigne, qui soutient que la situation sera pire dans les régions qui souffrent déjà d'un grand nombre de postes vacants, comme la Côte-Nord.
Une restauratrice s'inquiète
La copropriétaire du restaurant La Promenade à Havre-Saint-Pierre, Monia Petitpas, indique que depuis trois ans, elle dépend du soutien de travailleurs étrangers en raison d'un manque de main-d'œuvre en Minganie.
Elle remarque que le problème perdure au fil des années. On a besoin de soutien pour la main-d'œuvre, mais il n'y en a pas, affirme-t-elle.
[Éditeur: a-t-elle vraiment cherché? Offre-t-elle des conditions avantageuses et des salaires suffisants pour en vivre?]
Depuis qu'elle emploie de nouveaux arrivants, elle note que son commerce est beaucoup plus stable qu'auparavant. Passé Sept-Îles jusqu'à Kegaska, je suis le seul restaurant ouvert à l'année, note-t-elle.
Toutefois, il reste certains défis à relever : payer les permis, payer les avocats et payer les déplacements, toutes des dépenses que le commerce doit faire pour garder des travailleurs étrangers à l'emploi, selon la copropriétaire.
Chaque employé qu'on embauche me coûte en moyenne entre 5000 $ et 6000 $, explique-t-elle.
Elle ajoute que les nouvelles restrictions fédérales liées aux travailleurs temporaires compliquent la situation. J'ai été obligée d'en renouveler un dernièrement, il faut que je paye mon employé à un salaire exorbitant pour pouvoir refaire son permis, remarque Monia Petitpas.
Elle constate que des services et des commerces de la Minganie souffrent en raison d'un manque d'employés, qui pourrait être comblé avec l'aide de travailleurs étrangers.
La copropriétaire rappelle que la réalité des grands centres n'est pas la même qu'en Côte-Nord et elle demande aux gouvernements d'adapter l'immigration selon les besoins des régions.
Source: MSN / Radio-Canada
-- -- --
L’économie de la Côte-Nord dépend de l’immigration, soutient le milieu des affaires
- cgelinas
- Administrateur
- Messages : 10064
- Enregistré le : 25 mai 2010, 22:07
- Localisation : Lévis, QC
- Contact :
- Fichiers joints
-
- Les travailleurs étrangers représentent presque 50 % de la main-d'œuvre du restaurant la Promenade à Havre-Saint-Pierre. (Photo d'archives) -- © Marc-Antoine Mageau/Radio-Canada
- resto-la-promenade.jpg (64 Kio) Vu 30102 fois
