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Un promotion qui n'a pas le mérite d'être claire, en matière de téléphonie cellulaire, chez Bell

Posté : 07 juillet 2025, 22:50
par cgelinas
Toutes les compagnies de télécom ont leurs manigances publicitaires pour prendre des clients dans leurs filets de facturation mensuelle, incluant Bell.

Oui, Bell qui annonce "Les bons jours" avec "400$ de rabais sur iPhone", avec la photo d'un coûteux iPhone 16 Pro Max en accompagnement visuel, donnant l'impression que le meilleur appareil sera offert à plusieurs centaines de dollars de moins.

Et il se trouve qu'après 2 ans (je répète: 2 longues années de mensualités), 400$ auront bel et bien été épagnés sur le total facturable car voilà, ces 400$ "de rabais" ne sont aucunement accordés lors de la transaction (ce serait trop beau) mais plutôt égrainés au cours des 24 prochaines périodes de facturations mensuelles et si, ô malheur, le "client" devait quitter Bell (avec les frais de pénalités applicables, évidemment), le 400$ cesserait d'être égrainé mensuellement et donc, le "rabais" aurait été consenti uniquement durant les mois initialement mentionnés dans l'entente... via un point relayant vers les petits caractères!

Heureusement, le taux d'intérêt est présentement à 0% pour cette offre de "rabais" de Bell mais on imagine facilement qu'au fil du temps, la mécanique pour facturer des intérêts est en place.

Alors même si c'est vrai qu'au bout de 24 mois de mensualités, 400$ auront bel et bien été "épargnés" par le client de Bell choisissant d'adhérer à cette promotion, ce n'est absolument pas juste un rabais, c'est une stratégie de rétention.

La concurrence dans le secteur des forfaits de télécoms accuse un grave manque, à mon sens, au Canada mais Bell semble prendre les devants pour limiter l'envie d'une part de ses clients de quitter pour des mensualités moins prédatrices... pour ne pas perdre la balance de ce "rabais" de 400$ qui s'applique pendant 24 interminables mois.

Bon, ce n'est pas interminable mais dans 24 mois, il y aura un nouveau iPhone et de nouvelles promos alors pour un certain nombre de clients, le racket recommencera et Bell conservera sa mainmise sur cette partie de sa clientèle.

Une clientèle en quelque sorte captive afin de bénéficier du "rabais".

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Bell dit la vérité mais dans la manière de le dire, visuellement, avec le slogan qui insiste sur le "400$ de rabais" sans mettre d'emphase sur la mécanique par laquelle ce rabais a lieu me semble équivaloir à une forme de publicité trompeuse.

Ce n'est pas mensonger mais assez trompeur pour qu'un vendeur ait à expliquer, à un moment ou à un autre, ce que je viens de spécifier, ci-haut... ce qui place alors en exergue l'existence d'une forme de tromperie.

Les consommateurs sont habitués de voir ce genre de "p'tites vites" commerciales, surtout de la part des membres de cartels qui sont friands de petits caractères.

Ces cartélistes savent que les options des consommateurs dans leurs domaines d'affaires sont, pour ainsi dire, limitées.

Alors, ils en profitent pour jouer les "big shots" avec les slogans tout en laissant leurs petits caractères "casser le party" des potentiels clients qui se croyaient en route vers leur prochaine "bonne affaire".

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Et il y a ce terme que Bell utilise, à savoir les "Paiements intelligents Bell" avec le petit symbole de marque de commerce (comme si quelqu'un allait perdre du temps à imiter une appellation aussi ringarde).

Il se trouve que Bell semble vouloir donner l'impression d'être dans le vent en jouxtant le qualification "intelligent" à côté du mot toxique "paiement". Et avec le mot "Bell", à la fin, pour simuler une forme abstraite de crédibilité ou d'appartenance commerciale.

Misère.

Selon Bell, les "Paiements intelligents Bell" seraient...

"Une manière avantageuse de profiter du téléphone que vous désirez sur le meilleur réseau au Québec..."


Ish...

Il y en a du pétage de bretelles, dans cette courte description!

Mais tout est vrai, juste que ça donne une vague impression de surdose de vantardise cartélophile, de la part de Bell qui encaisse des milliards de profits en facturant, justement, des mensualités qui engraissent les actionnaires et non les clients.

Mais bon, après 24 mois, le téléphone intelligent (via ces "Paiements intelligents") est payé et la facture mensuelle totale diminue.

Si un client veut, initialement, rester avec Bell pendant 2 ans, alors c'est une offre correcte mais gare à ceux qui voudraient briser ce lien commercial en cours de route. Bell ne se gênera alors pas pour faire regretter cette décision.

Pour certains, l'offre en vaut la peine et pour d'autres, pas.

C'est à chacun de choisir mais l'approche publicitaire, à mon sens, en dit long sur l'arrogante position de dominance de Bell dans un marché qui devrait être immensément plus concurrentiel.

Selon ce que j'observe, le CRTC est mollasson (au mieux), voire permissif à l'extrême avec les membres du cartel canadien des télécoms, comme Bell et le Bureau de la concurrence du Canada ne montre pas les crocs lorsque c'est le temps, malgré de nombreux constats.


Et ce n'est pas mieux avec l'Office de la protection du consommateur (OPC), au Québec.


Pire, comme les "concurrents" appartiennent parfois déjà à Bell comme "Virgin Plus", "Lucky Mobile" et "Solo Mobile" alors on peut s'attendre à des offres différentes mais jamais vraiment totalement "concurrentielles", par rapport à celles du "flagship" Bell.

Peu d'espoir du côté de Telus, Videotron ou Rogers qui donnent l'impression d'être très confortables avec des niveaux de prix élevés, au Canada et comment les blâmer car, un peu comme pour les stations service pour l'essence, aucun concurrent n'arrive à égratigner leur emprise cartèlogène sur le marché domestique de la téléphonie cellulaire (et d'autres filière comme l'accès Internet à haute-vitesse).

Les Canadiens seraient probablement nombreux à souhaiter une forme de nationalisation d'une partie des infrastructures de ce cartel afin d'en finir avec l'actuelle vampirisme factural mensuel de ces "fournisseurs de services" qui sont rendus pas mal "copains-copains", au point où presque tout le monde paie environ 200$ par mois pour... communiquer.

Avec ou sans rabais, c'est cher en titi, pareil.



Source: Ma publication, dans BMaC et Facebook


Extrait facile à partager, comme ici, dans VK et Twitter...

Quelque chose me dit que peu de Québécois comprennent comment ce "rabais de 400$" de Bell va vraiment être appliqué...

https://www.facebook.com/claude.gelinas ... wdKPRzepGl

viewtopic.php?t=6339

Ça manque cruellement de concurrence, dans la cartèlosphère des télécoms, au Canada!


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