Lévis : Gilles Lehouillier est « au bout de son rouleau » selon l’opposition

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cgelinas
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14 décembre 2024


Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Lévis estime que le maire est « au bout de son rouleau », au lendemain de la volte-face de Gilles Lehouillier, qui a renoncé à imposer une surtaxe sur les terrains vacants.

Aujourd’hui, je suis obligé de le dire: je pense qu'il a démontré qu'il a mal planifié les choses et qu'il est au bout de ses ressources et que là, on doit rattraper, déclare Serge Bonin en entrevue avec Radio-Canada.

Gilles Lehouillier a annoncé vendredi qu'il abandonne sa proposition de taxe pour les propriétaires de terrains vacants desservis par les services municipaux, après qu’elle ait fait l’objet de vives critiques.

Lundi, le maire de Lévis disait, lors de la présentation du budget 2025, qu’il comptait la maintenir dans son prochain budget malgré un moratoire dans deux secteurs qui interdit à leurs propriétaires d'y réaliser des travaux de construction.

Mercredi, la ministre des Affaires municipales du Québec, Andrée Laforest, avait émis des doutes sur la légitimité de la surtaxe.

Son administration a fait le tour, croit Serge Bonin

L’abandon de la taxe représente un manque à gagner de 15 millions $ pour le prochain budget de la Ville de Lévis. Les conseillers municipaux devront donc se réunir en séance extraordinaire le 23 décembre, afin d’adopter une proposition modifiée du budget.

Serge Bonin appréhende de voir où la Ville trouvera les 15 millions $ manquants. On sait qu’on peut être créatif, qu'on peut trouver de nouvelles façons de financer les projets, mais à ce stade-ci, moi je pense que [Gilles Lehouillier] devrait céder sa place, que son administration a fait le tour, déclare-t-il.

La Ville compte pour l’instant identifier des investissements en infrastructures qu'elle peut repousser ou annuler pour y arriver.

Le chef de l’opposition croit que l’héritage de l’administration Lehouillier sera difficile à apprivoiser.


Il y a eu beaucoup de gourmandise, de la gourmandise politique pour faire de grands projets et on n'a peut-être pas fait ce qui était moins payant ou moins intéressant électoralement, c'est-à-dire s'occuper de nos actifs, poursuit M. Bonin.


Au moment de publier ces lignes, le cabinet de Gilles Lehouillier n’avait pas émis de commentaires.

Un recul bien accueilli par la communauté d’affaires

L’Institut de développement urbain du Québec, qui représente l’industrie immobilière commerciale dans la province, avait aussi vivement critiqué la Ville de Lévis sur l'imposition de la surtaxe.

Sa présidente-directrice générale, Isabelle Melançon, est d'avis que la volte-face de Gilles Lehouillier était la seule et unique bonne chose qui était à faire.

L'organisation compte collaborer avec la Ville de Lévis quant à la mise en place du moratoire.

De son côté, la Chambre de commerce de Lévis dit avoir été entendue. On rétablit l’équité auprès d’entreprises qui contribuent directement à la prospérité que Lévis connaît aujourd’hui, déclare-t-elle par écrit.

Elle pense aussi que la décision du maire met bien la table pour les échanges que nous aurons au comité de concertation en janvier [2025], qui vise à suivre l'évolution des travaux des usines de traitement des eaux et discuter des ajustements que pourrait apporter la Ville, toujours en lien avec le moratoire.



Source: MSN / Radio-Canada



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Claude Gélinas, Éditeur
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