Montréal: Le coût annuel de la congestion surpasse maintenant six milliards
Posté : 30 septembre 2024, 10:52
24 septembre 2024
La facture de la congestion routière dépasse désormais six milliards et pourrait même atteindre dix milliards d’ici 2030, s’inquiète la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), au moment où tout indique que le trafic est de retour à ses niveaux prépandémiques.
C’est ce qu’on apprend dans un nouvel avis de l’Observatoire Grand Montréal de l’organisme représentant 82 municipalités, paru ce mardi. On y souligne que l’an dernier, « les coûts totaux de la congestion dans la région métropolitaine ont atteint 6,1 milliards de dollars, ce qui représente 2,1 % du PIB de la région ».
Au total, « ces coûts ont été multipliés par six en 30 ans et ont plus que doublé depuis 2008 », poursuit la CMM. « Si la tendance prépandémique se maintient, la congestion dans la région métropolitaine de Montréal pourrait coûter 10 milliards de dollars d’ici 2030 », écrivent les experts.
L’organisation répondait ainsi à une question posée la semaine dernière par l’animatrice de Qub Radio, Isabelle Maréchal. Celle-ci avait alors dénoncé que le coût économique de la congestion routière n’avait pas été mis à jour depuis plusieurs années, en date de 2018.
Dès le début septembre, La Presse avait rapporté que l’achalandage des routes du Grand Montréal est de retour au niveau prépandémique, dépassant même ce seuil symbolique dans certains secteurs. Déjà en 2023, les niveaux de circulation oscillaient entre 90 % et 100 % du volume prépandémique.
Selon un rapport de la firme INRIX, cité par la CMM, la région de Montréal se classe actuellement au deuxième rang des villes canadiennes les plus congestionnées, et au 30e rang mondial, « avec une moyenne annuelle de 57 heures de temps perdu par automobiliste en 2023 ».
« Ce résultat est inférieur de seulement 4 % par rapport à 2019 et en augmentation de 20 % par rapport à 2022 », soutient-on également, en ajoutant que la réalité se traduit par « une importante perte de temps, du stress, une augmentation de la consommation de carburant et des gaz à effet de serre à l’origine des changements climatiques, affectant la qualité de vie de la population ».
Solution : transport collectif
Le rapport réitère par ailleurs que la solution passe par le développement de systèmes structurants de transport collectif.
« Pour une réduction durable de la congestion et de ses coûts, des investissements substantiels sont nécessaires dans le développement de l’offre de transport collectif et l’entretien du réseau existant, afin d’accompagner les efforts de planification et d’aménagement du territoire », maintient l’organisation.
Les données de circulation les plus récentes du ministère des Transports remontent à avril [2024]. Il est donc impossible de chiffrer avec précision la congestion. On sait toutefois qu’en mai 2024, le nombre moyen de Canadiens se rendant au travail sur une base régulière était de 16,5 millions par jour. Il s’agit d’un bond significatif de 585 000 par rapport à mai 2023.
D’après les données de Statistique Canada, cela représente une nette tendance à la hausse après les creux de 2020 et 2021. Des 16,5 millions de personnes sur la route, plus de 80 % utilisent la voiture comme mode de transport. Et elles sont majoritairement seules à bord.
Source: La Presse
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La facture de la congestion routière dépasse désormais six milliards et pourrait même atteindre dix milliards d’ici 2030, s’inquiète la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), au moment où tout indique que le trafic est de retour à ses niveaux prépandémiques.
C’est ce qu’on apprend dans un nouvel avis de l’Observatoire Grand Montréal de l’organisme représentant 82 municipalités, paru ce mardi. On y souligne que l’an dernier, « les coûts totaux de la congestion dans la région métropolitaine ont atteint 6,1 milliards de dollars, ce qui représente 2,1 % du PIB de la région ».
Au total, « ces coûts ont été multipliés par six en 30 ans et ont plus que doublé depuis 2008 », poursuit la CMM. « Si la tendance prépandémique se maintient, la congestion dans la région métropolitaine de Montréal pourrait coûter 10 milliards de dollars d’ici 2030 », écrivent les experts.
L’organisation répondait ainsi à une question posée la semaine dernière par l’animatrice de Qub Radio, Isabelle Maréchal. Celle-ci avait alors dénoncé que le coût économique de la congestion routière n’avait pas été mis à jour depuis plusieurs années, en date de 2018.
Dès le début septembre, La Presse avait rapporté que l’achalandage des routes du Grand Montréal est de retour au niveau prépandémique, dépassant même ce seuil symbolique dans certains secteurs. Déjà en 2023, les niveaux de circulation oscillaient entre 90 % et 100 % du volume prépandémique.
Selon un rapport de la firme INRIX, cité par la CMM, la région de Montréal se classe actuellement au deuxième rang des villes canadiennes les plus congestionnées, et au 30e rang mondial, « avec une moyenne annuelle de 57 heures de temps perdu par automobiliste en 2023 ».
« Ce résultat est inférieur de seulement 4 % par rapport à 2019 et en augmentation de 20 % par rapport à 2022 », soutient-on également, en ajoutant que la réalité se traduit par « une importante perte de temps, du stress, une augmentation de la consommation de carburant et des gaz à effet de serre à l’origine des changements climatiques, affectant la qualité de vie de la population ».
Solution : transport collectif
Le rapport réitère par ailleurs que la solution passe par le développement de systèmes structurants de transport collectif.
« Pour une réduction durable de la congestion et de ses coûts, des investissements substantiels sont nécessaires dans le développement de l’offre de transport collectif et l’entretien du réseau existant, afin d’accompagner les efforts de planification et d’aménagement du territoire », maintient l’organisation.
Les données de circulation les plus récentes du ministère des Transports remontent à avril [2024]. Il est donc impossible de chiffrer avec précision la congestion. On sait toutefois qu’en mai 2024, le nombre moyen de Canadiens se rendant au travail sur une base régulière était de 16,5 millions par jour. Il s’agit d’un bond significatif de 585 000 par rapport à mai 2023.
D’après les données de Statistique Canada, cela représente une nette tendance à la hausse après les creux de 2020 et 2021. Des 16,5 millions de personnes sur la route, plus de 80 % utilisent la voiture comme mode de transport. Et elles sont majoritairement seules à bord.
Source: La Presse
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