Troisième lien : Legault a demandé à ses députés de ne pas exprimer leur désaccord

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cgelinas
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23 mai 2023


Des députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) ne sont pas seulement déçus par l’abandon du troisième lien: ils sont en profond désaccord. Or, ils ne peuvent pas le dire tout haut: François Legault a demandé à ses élus de ne pas exprimer publiquement leur « dissidence », a appris Radio-Canada.

[Éditeur: un mélange de ligne de parti et de censure, en quelque sorte. Honteux, comme à chaque autre fois.]

Selon nos informations, confirmées par diverses sources bien au fait du dossier, cette consigne a été donnée le 25 avril dernier [2023], lors du caucus spécial auquel participaient tous les députés de la CAQ élus dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

Peu de temps après l’ouverture de la réunion, François Legault a fait comprendre à la quinzaine d’élus présents qu’ils ne pourraient pas étaler leur désapprobation sur la place publique, par exemple lors d'entrevues médiatiques.

[Éditeur: comme le ferait un dictateur.]

Les députés ont compris qu’ils devaient se rallier à la décision prise par le premier ministre d’abandonner la portion autoroutière du futur tunnel Québec-Lévis pour ne conserver qu’un seul tube réservé au transport collectif.

[Éditeur: ce qui revient à dire que le projet ne servira à rien. Ce ne sont pas les 20 autobus par jour qui vont changer quoique ce soit.]

Cette consigne a été donnée sur un ton cordial et non pas comme une menace, indique une source. Toutefois, le premier ministre n’a pas indiqué à quelles conséquences s'exposerait un député qui oserait défier la ligne de parti.

[Éditeur: le confort des Caquistes n'est accessible que s'ils demeurent "dociles".]

Pris entre l’arbre et l’écorce

À leur sortie de ce caucus spécial, certains députés ont réitéré qu’ils étaient déçus de la décision du gouvernement mais qu’ils la comprenaient mieux au terme de la rencontre.

Or, selon nos informations, des députés ont lu les études rendues publiques par la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, et estiment que l’argumentaire du gouvernement contient des incohérences.

[Éditeur: le "nouveau" tunnel, exclusivement dédié au transport collectif est bien plus qu'incohérent. Il est carrément inadmissible. Ce serait comme dire que le nouveau pont Champlain de Montréal aurait été exclusivement pour le transport en commun. Tout le monde aurait refusé une telle folie et il faudrait accepter de projet-là pour Québec? Ben voyons-donc...]

Certains admettent même ne pas croire au discours de leur formation politique, car les études mentionnent qu’il serait prématuré de trancher avant 2024 et que la circulation routière est revenue presque au même niveau qu’avant la pandémie.

Des députés se sentent ainsi coincés entre leur désir de défendre la volonté des citoyens à qui ils ont promis le projet de bitube en campagne électorale et la nécessité de préserver l’unité au sein de la CAQ.

[Éditeur: la CAQ est une extension de la franc-maçonnerie. Point.]

C’est d’autant plus vrai qu’un mois après le recul du gouvernement, leurs bureaux de circonscription continuent de recevoir des messages amers de la part de nombreux citoyens.

Des bénévoles claquent la porte

Cette colère citoyenne a d’ailleurs entraîné le départ d’organisateurs et de bénévoles caquistes dans certaines circonscriptions de la grande région de Québec, confirment nos sources.

Des députés redoutent aussi que le recul sur le troisième lien ait des répercussions sur leur financement politique.

[Éditeur: assurément que ça en aura, la CAQ n'aurait-même jamais dû être élue!]

À la CAQ, les élus ont pour objectif d’accumuler des dons équivalents à la limite maximale des dépenses autorisées lors des prochaines élections générales. Ce montant varie d’une circonscription à l’autre, mais il oscille grosso modo entre 25 000 $ et 55 000 $, en fonction du nombre d’électeurs.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, tente depuis des semaines de capitaliser sur la frustration de certains députés de la CAQ afin qu’ils se joignent à sa formation. Jusqu’ici, toutefois, ses efforts de maraudage n’ont pas porté fruit.

La semaine dernière, François Legault a défendu l'existence de la ligne de parti après la publication d'un texte dans lequel l'ex-députée caquiste Émilie Foster s'inquiétait de voir les élus d'arrière-ban réduits au silence complet dans notre démocratie.

C'est important pour la solidité du parti et c'est comme ça dans tous les partis, a notamment répondu M. Legault lorsqu'interrogé à ce sujet.

Frustrant

S’il n’y a rien de surprenant au fait qu'une ligne de parti soit imposée pour éviter les perceptions d’un manque d’unité au sein du gouvernement, le politologue Philippe Dubois affirme que le poids de cette consigne est lourd à porter, particulièrement pour les députés qui n’ont pas de fonction ministérielle.

On dit souvent que dans notre système politique, la pire position qu'un député peut occuper, c'est celle de député d'arrière-ban du gouvernement, résume M. Dubois.

On est tenu d'être solidaire de la décision du gouvernement, mais en même temps, on n'est pas à la table du Conseil des ministres, donc on n'a pas voix au chapitre de la même façon que nos collègues qui sont ministres, explique-t-il.

[Éditeur: la ligne de parti caquiste détruit la liberté d'expression. Et c'est la même chose dans les autres partis. La censure systémique.]

M. Dubois juge que le dossier du troisième lien est intéressant à analyser puisque c’est probablement la première crise de fond au sein du caucus caquiste au moment où le deuxième mandat de François Legault commence à peine.

Les conséquences de cette saga restent difficiles à mesurer à ce stade-ci, dit M. Dubois, qui rappelle au passage que si M. Legault a pris le blâme, ce sont les députés qui en subissent les conséquences quotidiennement sur le terrain.

C'est politiquement intéressant à suivre [mais] probablement moins à gérer du côté des stratèges, affirme le politologue.



Source: MSN / Radio-Canada



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Le gouvernement n'a tranché ni sur le tracé, ni sur l'échéancier, ni sur le coût du troisième lien, pas plus que sur le type de transport en commun qui y circulera. -- © /Radio-Canada
Le gouvernement n'a tranché ni sur le tracé, ni sur l'échéancier, ni sur le coût du troisième lien, pas plus que sur le type de transport en commun qui y circulera. -- © /Radio-Canada
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Claude Gélinas, Éditeur
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