L'étude de RC contre les non-vaccinés qui n'est qu'une MODÉLISATION et non une observation-terrain
Posté : 26 avril 2022, 15:23
Christian Leray a partagé un lien, dans le groupe Réinfo Covid Québec, le 25 avril 2022.
Pour fins de référence, j'archive la nouvelle de Radio-Canada:
Et parmi les commentaires, sous l'article de Radio-Canada, on retrouve...
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TRÈS GRAVE ÉTUDE PUBLIÉE PAR RADIO-CANADA
La société d'État rapporte les résultats d'une étude qui conclue que "les non-vaccinés accroissent le risque des autres".
- Modélisation = fiction: https://www.cmaj.ca/content/194/16/E573
- PDF: https://www.cmaj.ca/content/cmaj/194/16/E573.full.pdf
Plus grave: "Les résultats de l'étude, selon David Fisman, justifient la mise en oeuvre de mesures de santé publique telles que les passeports vaccinaux et les obligations vaccinales."
Petit problème, comme le note Michael Albo, PDG du Data Science Institute:
"Les conclusions de cette étude (basée sur un simple modèle mathématique) sont très étonnantes car elles ne concordent pas avec les données réelles collectées.
Je me suis donc intéressé aux financements reçus par le professeur Fisman de l'Université de Toronto et j'ai téléchargé son formulaire de déclaration d'intérêts (lien fourni plus bas).
Son formulaire mentionne dans la section C qu'il perçoit des honoraires de la branche vaccins des laboratoires Pfizer et AstraZeneca. Ce n'est pas illégal mais je trouve dommage que nos journalistes ne prennent même pas le temps de faire cette vérification et de mentionner un possible conflit d'intérêts.
Si une étude essaie de justifier la mise en oeuvre de mesures de santé publique telles que les passeports vaccinaux et les obligations vaccinales, il serait préférable qu'elle soit pilotée par une personne qui ne conseille pas les firmes qui bénéficieraient directement de cette recommandation.
Lien vers le formulaire de déclaration d'intérêts du professeur Fisman, qui vaut la peine d'être vu.
Lien vers la publication de Michael Albo.
Pour fins de référence, j'archive la nouvelle de Radio-Canada:
25 avril 2022
COVID-19: les non-vaccinés accroissent le risque des autres, dit une étude
Une étude canadienne publiée lundi conclut que les personnes vaccinées qui se mêlent à celles qui ne le sont pas ont un risque significativement plus élevé d'être infectées que celles qui côtoient uniquement des vaccinés.
En revanche, le risque de contracter la COVID-19 chez les personnes non vaccinées diminue lorsqu'elles passent du temps avec des personnes vaccinées, car elles servent de tampon à la transmission, selon le modèle mathématique utilisé dans l'étude publiée dans le journal de l'Association médicale canadienne.
Le message principal de l'étude, dit son co-auteur, l'épidémiologiste David Fisman de l'École de santé publique Dalla Lana de l'Université de Toronto, est que le choix de se faire vacciner ne peut être considéré que comme simplement personnel.
Vous aimeriez peut-être conduire votre voiture à 200 kilomètres à l'heure et penser que c'est amusant, mais nous ne vous permettons pas de le faire sur une autoroute, en partie parce que vous pouvez vous tuer et vous blesser, mais aussi parce que vous créez un risque pour ceux autour de vous, a-t-il déclaré dans une récente entrevue.
M. Fisman a déclaré que l'idée de l'étude est venue il y a quelques mois au milieu du débat sur le passeport vaccinal et les obligations vaccinales.
Selon lui, il est approprié de conclure que la santé publique implique des gestes qu'il faut réellement faire collectivement.
Les chercheurs ont utilisé un modèle mathématique pour estimer le nombre d'infections qui se produiraient dans une population, en fonction du degré d'interactions entre les personnes vaccinées et non vaccinées. Ils ont constaté que lorsque des personnes se mêlaient à des personnes ayant un statut vaccinal similaire, les taux d'infection parmi les personnes vaccinées diminuaient de 10 % à 15 %, mais qu'elles augmentaient de 62 % à 79 % parmi celles qui étaient vaccinées.
Le professeur Fisman a déclaré que dans la vraie vie, les gens ont tendance à passer plus de temps avec des personnes qui leur ressemblent. Ainsi, a-t-il dit, même si les personnes vaccinées sont plus susceptibles de passer du temps avec d'autres qui ont reçu des vaccins, elles sont disproportionnellement touchées lorsqu'elles passent du temps avec celles qui n'ont pas reçu d'injection.
Il a ajouté que l'arrivée de variants plus contagieux de la COVID-19, comme Omicron, a eu un impact à la fois sur l'efficacité du vaccin et sur la confiance du public dans la vaccination. Mais il a déclaré que même lorsque l'efficacité du vaccin était abaissée à 40 % dans le modèle et que le taux de reproduction était augmenté pour tenir compte d'un variant plus contagieux, les conclusions générales étaient les mêmes.
Il a soutenu que l'étude minimisait en fait l'importance des vaccins, car elle ne tenait pas compte de la façon dont ils réduisaient considérablement les risques de décès et d'hospitalisation.
Les résultats de l'étude, selon David Fisman, justifient la mise en oeuvre de mesures de santé publique telles que les passeports vaccinaux et les obligations vaccinales. Cependant, il reconnaît qu'un modèle mathématique simple ne reflète pas pleinement le monde réel ou les divers facteurs qui doivent être pris en compte lors de l'établissement d'une politique de santé publique, y compris les considérations politiques et la colère du public.
Et parmi les commentaires, sous l'article de Radio-Canada, on retrouve...
Yves St-Laurent
Pourquoi vous ne dévoilez pas les conflits d'intérêts de l'auteur de l'étude. Ce dernier a déclaré, sur Wikipedia, avoir reçu des honoraires de Pfizer et Astrazeneca. Votre crédibilité est en jeu, à moins que votre ligne éditoriale soit plus importante.
Eric Fransen
Étrange, alors que plusieurs études en Europe démontrent qu'il n'y a pas plus de risque de côtoyer des non-vaccinés que des personnes vaccinées. Est-ce que cette étude a pour objectif de donner des arguments pour continuer à punir les non-vaccinés en les interdisant de voyager? Le Canada est le seul pays au monde dans lequel ce type de règle est en vigueur, ce qui n'empêche en aucun cas les variants de voyager, puisqu'ils le font par le biais des gens vaccinés, qui eux ont le droit d'aller où ils veulent
Alfred Hamel
Coudon, les vaccinés 1-2-3-4 ou 5 doses et plus, vous avez vraiment besoin d'un bouc émissaire pour justifier vos réinfections à répétitions.
Revenez-en un peu, le déni n'a jamais rien réglé, au contraire, même en courant les yeux fermés, la tête tourné à droite ou à gauche, le mur sera toujours là, droit devant.
Bruno Martin
Pour ceux qui aimeraient consulter l'étude originale.
Je ne comprends pas pourquoi Radio-Canada ne donne presque jamais les liens vers les sources originales...
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