La trahison du SPVM
Posté : 17 octobre 2012, 09:21
La trahison du SPVM
Par: Lise Ravary - 11 octobre 2012
J’essayais hier de trouver le mot exact pour décrire mes émotions face au comportement révoltant de la matricule 728, l’agente du SPVM Stéfanie Trudeau. Choquée ? Bien sûr mais ce terme a perdu de sa valeur. Ahurie ? Oui, mais pas seulement ça. Offensée ? Trop catho.
Et puis ça m’est venu: Je me sens trahie.
Trahie parce que je paie une partie du salaire de cette femme. Trahie parce que dans un monde normal, ce n’est pas la police qui agresse le citoyen. Trahie parce que la majorité des Québécois n’emploient pas un tel langage ordurier. Trahie parce que la population ne peut en aucun cas accorder sa confiance à cette hystérique armée.
Trahie parce que le SPVM sait depuis 1996 que Stéfanie Trudeau a des problèmes graves de comportement et qu’on a rien fait pour la retirer de la circulation.
Elle pète les plombs à Sainte-Justine
La constable Trudeau a été trouvée coupable d’avoir enfreint l’article 5 du Code de déontologie policière du Québec en raison de son agressivité alors qu’elle menait une enquête à l’hôpital Sainte-Justine dans une affaire de viol en 1996. On lui a reproché “une attitude obtuse et agressive” envers le personnel soignant ! Elle aurait hurlé “J’me foute qui vous êtes, j’ai un travail à faire, une enquête à compléter” à une infirmière qui lui demandait de parler moins fort pour ne pas déranger les patientes. Une autre infirmière au poste de garde de l’étage l’a entendue crier: “Y’a personne qui va m’empêcher de faire de mon travail, j’enquête sur une agression sexuelle.” enfreignant ainsi le droit à la confidentialité de la plaignante, une jeune fille de 14 ans, enceinte par dessus le marché. À ce moment, l’adolescente est sortie de sa chambre et s’est assise par terre en pleurant. Les infirmières ont eu peine à la calmer.
Tout un travail policier.
L’agente Stéfanie Trudeau a été trouvée coupable et a été suspendue pendant six jours, sans salaire. Elle a porté la cause en appel mais la décision a été maintenue.
Et puis on lui a redonné son badge et son revolver. Comment le SPVM peut-il penser un instant qu’un policière qui pète les plombs pendant une enquête sur un viol dans un hôpital pour enfants possède assez de jugement pour travailler avec le public ?
Manifestement, Stéfanie Trudeau n’avait pas compris le message non plus.
En 2003, l’agente 728 a été accusée d’avoir à nouveau enfreint l’article 5 du Code de déontologie policière pour avoir refusé de s’identifier, d’avoir utilisé une force excessive et d’avoir fait preuve d’impolitesse envers madame Vicky Travassos. Elle lui aurait dit “ta gueule, crisse de mal élevée” – faut le faire venant d’elle. La plaignante ayant quitté le pays, cette histoire s’est terminée en queue de poisson.
L’été dernier, le Québec en entier a pu constater de quel bois se chauffe la constable 728 alors qu’elle a généreusement poivré des badaux pendant les manifestations.
Je me sens trahie par l’agente 728 mais surtout par le SPVM qui tolère la présence d’une policière violente et vulgaire dans ses rangs, et ce depuis 1996.
L’enregistrement de la conversation de l’agente avec son supérieur diffusé hier par Radio-Canada SPVM m’a laissée sans paroles. Jamais son supérieur lui demande de changer de ton, d’arrêter de sacrer, ni même la questionne quand elle dit qu’elle a étouffé le suspect ! Suspect qui aurait tenu une bière dans sa main sur la voie publique. Un dangereux personnage qui mérite d’être maîtrisé sur le champ.
La SPVM connaissait son moineau. Combien d’autres comme elle sont tolérés dans ses rangs ? Et que dire de la Fraternité des policiers ? On sait ce que pensez du maire, monsieur Francoeur, pourquoi ne pas nous dire ce que vous pensez de la kamarade 728 ?
Servir et protéger ?
Pendant la grève étudiante, j’ai émis des doutes sur les multiples accusations de brutalité policière. Je veux croire, je dois croire que les policiers sont à notre service. Sinon, c’est l’anarchie. Ma foi en a pris pour son rhume.
Oui, je me sens trahie. Tout comme je me sens trahie par les révélations de la commission Charbonneau. Des dizaines de personnes devaient savoir ce qui se passait, mais personne n’a rien dit. Des dizaines de policiers devaient savoir comment se comportait Stéfanie Trudeau mais personne n’a rien dit non plus.
Plusieurs corps de police nord-américains se partagent la devise “To serve and protect”. Servir et protéger.
Le SPVM n’a pas de devise. Mais tant que des agents comme Miss 728 sont en service, la population est tout sauf servie et protégée. Elle est trahie.
Par: Lise Ravary - 11 octobre 2012
J’essayais hier de trouver le mot exact pour décrire mes émotions face au comportement révoltant de la matricule 728, l’agente du SPVM Stéfanie Trudeau. Choquée ? Bien sûr mais ce terme a perdu de sa valeur. Ahurie ? Oui, mais pas seulement ça. Offensée ? Trop catho.
Et puis ça m’est venu: Je me sens trahie.
Trahie parce que je paie une partie du salaire de cette femme. Trahie parce que dans un monde normal, ce n’est pas la police qui agresse le citoyen. Trahie parce que la majorité des Québécois n’emploient pas un tel langage ordurier. Trahie parce que la population ne peut en aucun cas accorder sa confiance à cette hystérique armée.
Trahie parce que le SPVM sait depuis 1996 que Stéfanie Trudeau a des problèmes graves de comportement et qu’on a rien fait pour la retirer de la circulation.
Elle pète les plombs à Sainte-Justine
La constable Trudeau a été trouvée coupable d’avoir enfreint l’article 5 du Code de déontologie policière du Québec en raison de son agressivité alors qu’elle menait une enquête à l’hôpital Sainte-Justine dans une affaire de viol en 1996. On lui a reproché “une attitude obtuse et agressive” envers le personnel soignant ! Elle aurait hurlé “J’me foute qui vous êtes, j’ai un travail à faire, une enquête à compléter” à une infirmière qui lui demandait de parler moins fort pour ne pas déranger les patientes. Une autre infirmière au poste de garde de l’étage l’a entendue crier: “Y’a personne qui va m’empêcher de faire de mon travail, j’enquête sur une agression sexuelle.” enfreignant ainsi le droit à la confidentialité de la plaignante, une jeune fille de 14 ans, enceinte par dessus le marché. À ce moment, l’adolescente est sortie de sa chambre et s’est assise par terre en pleurant. Les infirmières ont eu peine à la calmer.
Tout un travail policier.
L’agente Stéfanie Trudeau a été trouvée coupable et a été suspendue pendant six jours, sans salaire. Elle a porté la cause en appel mais la décision a été maintenue.
Et puis on lui a redonné son badge et son revolver. Comment le SPVM peut-il penser un instant qu’un policière qui pète les plombs pendant une enquête sur un viol dans un hôpital pour enfants possède assez de jugement pour travailler avec le public ?
Manifestement, Stéfanie Trudeau n’avait pas compris le message non plus.
En 2003, l’agente 728 a été accusée d’avoir à nouveau enfreint l’article 5 du Code de déontologie policière pour avoir refusé de s’identifier, d’avoir utilisé une force excessive et d’avoir fait preuve d’impolitesse envers madame Vicky Travassos. Elle lui aurait dit “ta gueule, crisse de mal élevée” – faut le faire venant d’elle. La plaignante ayant quitté le pays, cette histoire s’est terminée en queue de poisson.
L’été dernier, le Québec en entier a pu constater de quel bois se chauffe la constable 728 alors qu’elle a généreusement poivré des badaux pendant les manifestations.
Je me sens trahie par l’agente 728 mais surtout par le SPVM qui tolère la présence d’une policière violente et vulgaire dans ses rangs, et ce depuis 1996.
L’enregistrement de la conversation de l’agente avec son supérieur diffusé hier par Radio-Canada SPVM m’a laissée sans paroles. Jamais son supérieur lui demande de changer de ton, d’arrêter de sacrer, ni même la questionne quand elle dit qu’elle a étouffé le suspect ! Suspect qui aurait tenu une bière dans sa main sur la voie publique. Un dangereux personnage qui mérite d’être maîtrisé sur le champ.
La SPVM connaissait son moineau. Combien d’autres comme elle sont tolérés dans ses rangs ? Et que dire de la Fraternité des policiers ? On sait ce que pensez du maire, monsieur Francoeur, pourquoi ne pas nous dire ce que vous pensez de la kamarade 728 ?
Servir et protéger ?
Pendant la grève étudiante, j’ai émis des doutes sur les multiples accusations de brutalité policière. Je veux croire, je dois croire que les policiers sont à notre service. Sinon, c’est l’anarchie. Ma foi en a pris pour son rhume.
Oui, je me sens trahie. Tout comme je me sens trahie par les révélations de la commission Charbonneau. Des dizaines de personnes devaient savoir ce qui se passait, mais personne n’a rien dit. Des dizaines de policiers devaient savoir comment se comportait Stéfanie Trudeau mais personne n’a rien dit non plus.
Plusieurs corps de police nord-américains se partagent la devise “To serve and protect”. Servir et protéger.
Le SPVM n’a pas de devise. Mais tant que des agents comme Miss 728 sont en service, la population est tout sauf servie et protégée. Elle est trahie.