Québec veut acheter ses propres tests rapides

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cgelinas
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Québec cherche à mettre la main lui-même sur des tests rapides: « on en achète », a déclaré jeudi Marie-France Raynault, conseillère médicale stratégique senior au ministère de la Santé.

En marge d’une séance de breffage sur la gestion des « cas contacts », la Dre Raynault a rappelé que 700 000 tests rapides seront disponibles en pharmacie dans les prochains jours. « C’est plus que ce qu’on a eu avant », a-t-elle ajouté dans une réponse à une question en anglais.

« On en achète aussi et le gouvernement fédéral nous en enverra dans les prochains jours », a ajouté la médecin, qui œuvre à la Direction générale de la santé publique du ministère.

Appelée à préciser son commentaire, la Dre Marie-France Raynault a apporté quelques nuances. « Je ne suis pas aux approvisionnements, mais je sais qu’actuellement, toutes les options sont considérées et sur la table », a-t-elle affirmé. « Il y a probablement des achats qui ont déjà été faits. Mais je dois dire que moi, je m’occupe du conseil scientifique, et pas des approvisionnements, donc ce serait à confirmer. »

Un peu plus tard, le cabinet du ministre de la Santé, Christian Dubé, a confirmé que le gouvernement tentait de mettre la main lui-même sur des tests rapides.

« Il est vrai que le Québec souhaite, en plus des livraisons attendues du fédéral, s’approvisionner en tests rapides. Des démarches sont en cours afin de sécuriser le plus d’approvisionnement possible, alors que les Québécois démontrent un réel engouement pour un dépistage plus autonome. C’est tout à fait conforme à la vision du ministre Christian Dubé », a fait savoir son cabinet, sans fournir davantage de détails.

Vu la ruée vers les pharmacies, Québec dit livrer « tout ce qu’il reçoit » à ces commerces. « Soyez indulgents et patients envers les pharmaciens, s’il vous plaît. Tout le monde est à pied d’œuvre », a fait savoir le cabinet de M. Dubé dans une déclaration écrite.

L’isolement d’abord

La séance de breffage avec la Dre Raynault a par ailleurs permis de clarifier certaines consignes au sujet de l’isolement de personnes ayant été en contact avec d’autres qui ont la COVID-19. La médecin a aussi voulu simplifier les consignes pour les Québécois qui obtiennent des résultats positifs à des tests rapides.

« L’urgence, ce n’est pas d’aller passer un test [dans un centre de dépistage]. L’urgence, c’est de vous isoler. C’est ça qui va contrôler la transmission », a-t-elle insisté. « Ensuite, ce serait souhaitable que vous alliez le confirmer, mais il n’y a pas d’urgence à le faire. Prenez un rendez-vous, il n’y a pas lieu de faire la queue dans un centre de dépistage », a-t-elle insisté.

La médecin a par ailleurs mis la population en garde contre la « fausse rassurance » qu’induit un résultat négatif à un test rapide. « Les gens peuvent penser qu’ils ne sont pas à risque de transmettre [le virus] et prendre des risques inutiles. C’est une des raisons pour lesquelles ces tests ne sont pas recommandés chez les asymptomatiques », a-t-elle affirmé.

En après-midi mercredi, Québec a mis à jour les consignes sur son site Web afin qu’elles soient cohérentes avec le message des autorités. Les contacts avec les cas positifs sont désormais classés selon le degré de risque : faible, modéré ou élevé. Dans le dernier cas seulement, la santé publique recommande aux Québécois de s’isoler pendant dix jours.

Vers des « autodéclarations »

À l’instar de la directrice régionale de santé publique de Montréal, Mylène Drouin, la Dre Raynault a dit croire que le nombre de cas de COVID-19 est actuellement sous-estimé au Québec, notamment parce que plusieurs personnes infectées au coronavirus « ont peu de symptômes ou sont asymptomatiques ».

La Santé publique songe actuellement à procéder par sondage pour connaître la proportion de Québécois qui ont des résultats de tests positifs hors des centres de dépistage. « Nous évaluons aussi la possibilité que ces personnes aillent sur le site Web et “autodéclarent” leur statut », a ajouté la Dre Raynault.

Au sujet du dépistage des travailleurs de la santé, la médecin a déclaré que l’Institut national de santé publique « s’apprête à publier de nouvelles directives ». « Et il y a certainement des adaptations qui seront faites en centres de dépistage pour prioriser les travailleurs de la santé », a-t-elle ajouté.



Source: MSN / Le Devoir



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© Marie-France Coallier Le Devoir Le personnel du centre de dépistage de la COVID-19 de l'Hôtel-Dieu, à Montréal, distribuait des tests rapides aux personnes en file, mercredi.
© Marie-France Coallier Le Devoir Le personnel du centre de dépistage de la COVID-19 de l'Hôtel-Dieu, à Montréal, distribuait des tests rapides aux personnes en file, mercredi.
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