- https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-q ... 3a-fra.htm
- https://www.statcan.gc.ca/o1/fr/plus/90 ... -mars-2026
Ce que disent exactement les données
- L’emploi a reculé de 84 000 postes en février (-0,4%), après une baisse déjà enregistrée en janvier (-25 000; -0,1%).
- Le taux d’emploi recule de 0,2 point pour s’établir à 60,6%, ce qui confirme une tendance à la baisse depuis plusieurs mois.
- Le taux de chômage monte à 6,7% (+0,2 point), au‑dessus du creux récent de 6,5% observé en janvier 2026.
- En un an, l’emploi est « peu varié », ce qui implique que la population en âge de travailler a crû plus vite que les emplois créés.
Qui est le plus touché?
- Pertes concentrées chez les jeunes de 15 à 24 ans (-47 000; -1,7%) et chez les hommes de 25 à 54 ans (-41 000; -0,6%).
- Emploi à temps plein en forte baisse (-108 000 en février), seulement partiellement compensée par une hausse du temps partiel (+24 500).
- Les reculs se trouvent surtout dans le secteur privé; l’emploi des femmes du noyau actif et des 55 ans et plus est « peu changé ».
Quels secteurs et quelles régions?
- Pertes dans les services (-56 000; -0,3%) et dans les secteurs producteurs de biens (-28 000; -0,7%).
- Forte baisse dans le commerce de gros et de détail (-18 000; -0,6%) et dans la catégorie « autres services » (personnels, réparation, etc., -14 000; -1,8%).
- La construction et la fabrication ont aussi eu un « mois difficile ».
- Au Québec, chute d’environ 57 000 emplois en février, la plus forte baisse mensuelle depuis la pandémie, avec un taux de chômage autour de 5,9% selon StatCan et 5,2–5,9% selon les sources provinciales.
Mise en perspective
- Le taux de chômage de 6,7% reste loin du pic de 14,2% de mai 2020, mais il est nettement au‑dessus des creux historiques et de la moyenne de long terme (7,56% depuis 1966).
- Après une série de gains à l’automne 2025, les reculs de janvier et février « effacent en partie » ces progrès, signalant un tournant vers un marché du travail plus faible.
- On observe donc un ralentissement graduel plutôt qu’un effondrement brutal, mais la combinaison baisse de l’emploi + hausse du chômage + recul du plein temps est un signal clair de détérioration.
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