La FMSQ contestera la loi spéciale devant les tribunaux; la FMOQ y réfléchit

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La Fédération des médecins omnipraticiens (FMOQ) dit avoir l'intention de rejoindre la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) dans la contestation judiciaire de la loi spéciale déposée vendredi matin par le gouvernement du Québec, qui vise à imposer aux médecins un nouveau mode de rémunération.

Le président de la FMSQ, le Dr Vincent Oliva, qui assure que plusieurs articles de cette loi contreviennent à la Charte des droits et libertés, a indiqué en conférence de presse qu'un mandat a été donné à cet effet à ses avocats.

Dérive autoritaire du gouvernement, pseudo-négociation, régime soviétique : le Dr Oliva n'a pas mâché ses mots à l'endroit de la CAQ, qui impose avec ce projet de loi son huitième bâillon en sept ans au pouvoir.

C’est un jour très sombre pour les spécialistes, qui reçoivent un coup de matraque, [et] pour la médecine en général, a déploré le président de la FMSQ.

Le gouvernement nous traite comme des bandits [...] et il nous met une camisole de force pour nous emprisonner dans le réseau, a-t-il encore renchéri en entrevue sur les ondes de RDI en fin d'après-midi.

[Éditeur: un peu comme les médecins ont contribué à faire contre les Québécois non-vaccinés-COVID-19, pendant la Covidisterie qui a commencé en mars 2020, là aussi, avec un décret de la CAQ.

Si c'est bon pour minou, ça doit être bon pour pitou, non?]


De son côté, la FMOQ évalue ses options en ce moment. Bâillonner la démocratie – et les médecins – ne réglera pas la crise de l’accès aux soins qui continue de sévir au Québec, a asséné la Fédération avant d'annoncer qu'elle songe à contester le projet de loi 2 en raison de ses conséquences graves pour la médecine de famille.


Les médecins omnipraticiens et spécialistes sont embourbés depuis des mois dans des négociations sur la réforme du mode de rémunération des médecins.


Devant l'impasse des pourparlers, Québec a coupé court aux négociations en déposant vendredi matin son projet de loi 2, qui liera 15 % de la rémunération des médecins à l’atteinte d’objectifs de performance, par exemple le temps d’attente aux urgences et les délais avant d'obtenir une chirurgie. Les médecins âgés de 65 ans et plus seront exemptés.

Cette pièce législative se trouve aussi à suspendre jusqu'en 2028 les négociations sur le renouvellement de l'entente-cadre des médecins. L'enveloppe de rémunération globale sera gelée.

Elle met aussi fin à leurs moyens de pression. Ainsi, les médecins ou les groupes de médecins qui entreprendront des actions concertées feront désormais face à des amendes pouvant aller jusqu'à 500 000 $ par jour. Ce sera le double en cas de récidive.

Exode des médecins?

Cette pièce législative suscite tellement la grogne parmi les médecins que bon nombre d'entre eux envisagent de déplacer leur pratique vers le secteur privé, de déménager dans une autre province ou encore de partir à la retraite prématurément, s’alarme le Dr Oliva. Ces préoccupations sont partagées par le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

S’exprimant en point de presse après le dépôt du projet de loi, le Dr Marc-André Amyot a ainsi dit craindre des effets dévastateurs pour l’accessibilité des soins et des effets démotivateurs pour les médecins.

Selon Pascal Renaud, président de l’Association des médecins omnipraticiens de Québec, d’autres provinces canadiennes sont déjà à pied d'œuvre pour recruter des médecins québécois.

Il y a le Nouveau-Brunswick qui nous courtise, qui nous dit : "Les médecins du Québec, vous cherchez une pratique plus intéressante? Le Nouveau-Brunswick existe." [Il y a] Ottawa qui nous a dit : "On cherche 200 médecins de famille pour venir dans notre ville." Il y a un risque concret, a-t-il soutenu.

Des pénalités considérables sont toutefois prévues dans le projet de loi 2 pour les médecins qui quitteront le réseau public pour aller pratiquer à l’extérieur du Québec.

Il est notamment question d’amendes et de pertes d'années de pratique pour ceux qui voudraient ensuite réintégrer le réseau public québécois.

Des indicateurs irréalistes, selon la FMOQ et la FMSQ

Le Dr Amyot craint également que la loi ouvre la voie à une médecine fast-food et déplore le manque de réalisme de certains des indicateurs de performance fixés par Québec.

Il n'y a pas juste le docteur qui contrôle les 90 minutes d’attente à l’urgence, a-t-il donné en exemple. Ça dépend de la disponibilité du personnel, du nombre de patients qui arrivent à l'urgence.

Même son de cloche du côté de la FMSQ : On impose des cibles unilatérales aux médecins sans nous donner les outils, selon le Dr Oliva, qui regrette un projet de loi ne comprenant aucun engagement pour la population et les soins.

Dénonçant la mauvaise foi de Québec dans les pourparlers, le Dr Amyot exhorte en outre le premier ministre François Legault à reculer sur la loi spéciale et à demander l’arbitrage pour parvenir à une solution négociée.

Les Drs Amyot et Oliva ont par ailleurs indiqué qu'ils ne recommanderont pas à leurs membres de défier la loi et de maintenir leurs moyens de pression, compte tenu des amendes salées auxquelles ils s'exposent.

C’est clair qu'on n'encourage pas les médecins à désobéir, a affirmé le Dr Oliva. Cependant, je comprendrais s’il y avait des médecins qui n'avaient pas le goût de fonctionner dans ce régime-là.

Colère chez les médecins

Le dépôt de cette loi spéciale a eu l'effet d'un coup de tonnerre chez les médecins québécois questionnés par Radio-Canada. Ça me fend le cœur; c'est la goutte qui a fait déborder le vase; ça n'a aucun sens, se sont-ils indignés.

Je ne me ferai pas imposer des conditions de pratique qui peuvent être dangereuses pour mes patients et qui vont contre mes valeurs comme médecin, a notamment dénoncé la Dre Myriam Tardif-Harvey en marge de la conférence de presse de la FMOQ.

Bien que ce ne soit pas de gaieté de cœur, la Dre Tardif-Harvey estime que les médecins seront tentés de quitter le Québec si la réforme du ministre Dubé est adoptée.

On voit des publicités et on reçoit des courriels de provinces qui offrent des services de santé bilingues, assure-t-elle.

Comme plusieurs médecins questionnés, elle ne croit pas que leur exode sera freiné par les amendes et par les pénalités prévues dans le projet de loi spéciale.

D'autres, comme la Dre Caroline Boulanger, ont rapproché le moment de leur retraite. Ce qui se passe avec le projet de loi 106 m’inquiète beaucoup. J’ai peur de ne plus pouvoir donner une médecine de qualité, s'est inquiétée cette médecin de famille.

Quant au Dr Alain Naud, médecin de famille à Québec et clinicien enseignant, il avait déjà entamé son processus de retraite quelques mois auparavant.

Le dépôt du projet de loi aujourd’hui me conforte dans ma décision, a pesté ce médecin, qui a accumulé quarante ans de pratique dans le sarrau. Pour lui, c’est la goutte qui a fait déborder le vase.

Il a notamment accusé Québec d'imposer une productivité sans aucun moyen de contrôler ce qu’il faut pour améliorer cette productivité alors que la profession fait face à un manque d'attractivité et que les besoins s'alourdissent dans la province.

La Dre Julie Boulanger, qui est aussi médecin de famille dans la région de la Capitale-Nationale, croit quant à elle qu'il est essentiel que les médecins de famille puissent bénéficier du temps nécessaire avec leurs patients.

Être pénalisée parce que j’ai besoin de ce temps-là pour faire de la bonne médecine, ça [n'a] aucun sens.



Source: MSN / Radio-Canada



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Le différend entre les médecins et le gouvernement du Québec en quatre questions


Les négociations se poursuivent entre le gouvernement du Québec et les fédérations de médecins, qui exercent des moyens de pression. Une nouvelle offre gouvernementale a été déposée mercredi. L'enjeu central : une réforme du mode de rémunération des médecins, dont Québec veut se servir pour transformer le système de santé. Voici ce qu'il faut savoir.

Quel est le principal point d'achoppement?

La question du mode de rémunération est au cœur des négociations entre les médecins et le gouvernement du Québec.

Avec le projet de loi 106 déposé en mai dernier, le ministre de la Santé, Christian Dubé, veut introduire une nouvelle composante au mode de rémunération des médecins en première ligne, soit la rémunération par capitation. Dans un communiqué publié en mai, il la définit comme un montant fixe auquel ont collectivement droit les médecins d’un milieu de pratique en fonction du nombre de patients pris en charge et de leur complexité.

Le quart de la rémunération des médecins pourrait ainsi être lié à des indicateurs de rendement, avec comme objectif la prise en charge des cas lourds et complexes.

Les deux autres composantes de la rémunération seraient une rémunération à l'acte, comme c'est le cas actuellement, ainsi qu'une rémunération à taux horaire. Selon le gouvernement, la rémunération à l'acte seule ne permet pas d'atteindre le niveau de prise en charge qu'il souhaite.

Le projet de loi 106 énonce aussi le principe de la responsabilité collective des milieux de pratique médicale de prendre en charge plus de patients, surtout les patients sans médecin de famille, et l'obligation des départements territoriaux de se les répartir.

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) et la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) considèrent que la méthode de rémunération en fonction de cibles de performance préconisée dans le projet de loi 106 est contre-productive.

Les deux organisations soutiennent que le gouvernement entrave, avec cette proposition, la renégociation des ententes-cadres sur les conditions de travail des médecins dans le secteur public.

La FMOQ dénonce notamment le fait que le projet de loi mise sur le volume des soins prodigués, plutôt que sur la qualité et la pertinence des soins, pour évaluer le travail des médecins. La Fédération estime que le gouvernement devrait plutôt s’appuyer sur la science pour intégrer des indicateurs de performance et des éléments de capitation.

La FMSQ soutient pour sa part que le projet de loi 106 risque de faire fuir les médecins. Les médecins sur le terrain ne suivront pas, a ainsi prévenu le président de la FMSQ, le Dr Vincent Oliva. À un moment donné, ils vont enlever leurs gants et ils vont dire : "Regardez, moi, je m'en vais chez nous, j'ai assez donné."

Depuis des mois, la FMOQ et la FMSQ exigent du gouvernement le retrait pur et simple de ce projet de loi.

Quels sont les développements depuis la rentrée parlementaire?

Il y a quelques semaines, la FMSQ et la FMOQ ont toutes deux accepté l'amorce d'un processus de médiation. Le gouvernement a mis l'étude du projet de loi 106 sur la glace pour donner une chance à ce processus.

Finalement, les deux organisations ont annoncé il y a quelques jours la suspension de cette médiation en raison de ce qu'elles appellent les fixations personnelles du ministre Dubé.

[Éditeur: un peu comme l'obsession vaccinale pendant la Covidisterie, contre ceux qui dénonçaient cette folie? Une folie à laquelle ont participé les médecins, contre la population et surtout ceux qui tentaient de faire émerger la vérité à propos des injections géniques.]

La FMSQ affirme avoir perdu confiance en Christian Dubé, dont l’attitude, selon la Fédération, empêche les parties de parvenir à un accord. Elle réclame d'ailleurs l'intervention directe du premier ministre François Legault.

Quels sont les moyens de pression utilisés et leur impact?

Le principal moyen de pression mis en place par la FMOQ et la FMSQ est la suspension de l’enseignement aux étudiants en médecine, une mesure qui retardera la diplomation d'environ 1000 étudiants en dernière année de formation (externat). Il va sans dire qu'un tel retard pourrait nuire ultimement à l'intégration de nouveaux médecins résidents dans le système de santé, qui est déjà accablé par un manque criant d'effectifs.

Les conséquences, oui, sont majeures pour les étudiants en médecine, mais, à partir aujourd'hui, elles sont majeures pour tous les Québécois, a souligné cette semaine Félicia Harvey, vice-présidente à la Fédération médicale étudiante du Québec, en entrevue à l'émission Première ligne, sur ICI RDI.

Première ligne

Diplomation retardée pour presque 1000 étudiants en médecine

En raison de l’impasse dans les négociations entre les médecins et le gouvernement du Québec, près de 1000 étudiants en médecine verront leur diplomation retardée. Charlotte Dumoulin nous résume la situation. Suit une entrevue avec Félicia Harvey, vice-présidente de la Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ).

Que peut faire le gouvernement du Québec?

Le gouvernement Legault n'a pas exclu la possibilité d'adopter une loi spéciale pour mettre fin aux moyens de pression exercés par les fédérations de médecins, en particulier le boycottage de l'enseignement.

Une loi spéciale, je ne suis pas rendu là au moment où je vous parle, a toutefois souligné Christian Dubé le 16 octobre, lors d'une entrevue à En direct avec Patrice Roy.

Le ministre de la Santé n'a pas non plus exclu l'adoption du projet de loi 106 sous le bâillon, une procédure parlementaire qui vise à limiter le temps consacré au débat sur ledit projet de loi. Le gouvernement y a notamment eu recours pour sa réforme énergétique.

Négociations entre les médecins et Québec : les stratégies décortiquées par un expert

Marc Ranger, ancien directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, discute des stratégies de négociation.

Si François Legault appuie son ministre de la Santé et suit de très près les démarches, selon ce qu'ont indiqué des sources à Radio-Canada, une éventuelle présence à la table des négociations ne semble pas être une option.

C'est une règle non écrite, dans les négociations, que jamais on ne demande le retrait de nos vis-à-vis. Ça, ce n'est même pas un dernier recours. Il faut apprendre à vivre avec les personnes qui sont désignées, juge Marc Ranger, soulignant de surcroît que cela pourrait nuire gravement à l'image de Christian Dubé.



Source: Radio-Canada



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25 octobre 2025


Pour mes amis français, cette loi est une sorte de 49.3 québécois.

Elle vient nous démontrer, une fois de plus, le régime autoritaire qu'est devenu ce pays et cette province en particulier.

Le système de santé est en ruine (je sais qu'en France c'est pas top, mais croyez moi, ici c'est bien bien pire). Mais tout à coup, le gouvernement s'en prend aux Médecins.

Il impose entre autre, depuis cette loi passée cette nuit, une rémunération des médecins basée sur leur performance (bonjour le côté humain, dorénavant ça sera à la chaine), mais aussi de lourdes pénalités financières pour ceux qui essayeraient de prendre leur retraite ou d'aller dans d'autres provinces (mais il parait que nous ne sommes pas en Corée du Nord).

Soyons clair ceci est INACCEPTABLE !

Cependant ... j'ai du mal à me sentir compatissante.

En effet, ces médecins qui tout à coup crient au scandal, à la dérive autoritaire, à la violation de la charte des droits et liberté, au bri de démocratie ... vous étiez où depuis 2020 quand, ce même régime a aussi bafoué et violé tous les droits les plus fondamentaux sous prétexte de santé public.

Vous étiez où quand les non vaccinés ont été diffamés, injuriés, ségrégués, empêchés de travailler, de voyager, de faire du sport, virés de leur boulot et même morts parceque non vaccinés, ils n'avaient pas accès par exemple, aux greffes d'organes. Je ne me souviens pas vous avoir entendu vous indigner à ce moment là du "bri de démocratie" ou de la "dérive autoritaire.

Pire ... les primes à la vaccination ou les incitations financières à déclarer des cas ou des morts COVID étaient bien plus apetissants à ce moment là que votre éthique ou votre courage. Votre indignation tout à coup se réveille parceque elle vous touche personnellement !

Pourtant ... nous vous avions prévenus en 2020 quand ce régime s'en prenait à nous, non vaccinés, que si personne ne s'y opposait, demain ce gouvernement s'en prendrait à d'autres groupes.

Ce demain, c'est aujourd'hui.

Alors même si je condamne ce que vient de faire ce gouvernement, je suis amère car nous avions ENCORE RAISON, mais pourtant traités de complotistes parceque nous avions anticipé ce qui est en train d'arriver. Nous avions conscience que nous n'étions que les premières victimes d'une dérive qui n'a pu se mettre en place, entre autre, qu'à cause de votre complicité.
À l'époque, votre silence est venu acter votre accord avec les méthodes du gouvernement.

En tant que victime de ce système médical en ruine et en tant que citoyenne qui défend (et qui s'est levée, elle) la vraie démocratie, je suis horrifiée d'entendre ce gouvernement vous dévaloriser alors que, pour avoir à côtoyer le système de santé trés souvent (j'ai un enfant malade), je ne peux que constater qu'autant les médecins, les chirurgiens ou les infirmières, que vous faite de votre mieux malgré la situation insoutenable et inacceptable.

Pour autant, j'ai du mal à être compatissante et je suis amère car tout ceci aurait pu être bien différent si seulement vous aviez fermé la porte à cette dérive autoritaire quand il était encore temps de le faire, en nous soutenant depuis 2020, au lieu d'attendre d'en être vous même les victimes.



Source: Stéphanie Serres, dans Facebook, relayé par Sophie Tremblay



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Projet de loi 106 (Christian Dubé): ce que ça change — et pourquoi on peut légitimement en avoir assez des médecins qui réclament toujours plus

Résumé

Le projet de loi 106 déposé par le ministre Christian Dubé vise à refonder le mode de rémunération des médecins (omnipraticiens et spécialistes) en introduisant la capitation, une part de rémunération liée à des indicateurs collectifs de performance et le principe de "responsabilité collective" des milieux de pratique.

Le gouvernement veut aussi geler et reconduire les enveloppes de rémunération et s’arroger des pouvoirs réglementaires et punitifs en cas d’actions concertées.

Les mesures touchent explicitement les médecins de première ligne (omnipraticiens) et les médecins spécialistes.

Si l'objectif affiché est d'améliorer l'accès aux soins, le contexte budgétaire et la part déjà très élevée des rémunérations médicales dans les dépenses publiques donnent un angle légitime — et critique — contre des revendications salariales excessives d'une profession déjà bien rémunérée.

1) Que prévoit exactement le projet de loi 106? (points clés)
  • Trois composantes de rémunération: rémunération à l’acte (existant), rémunération à taux horaire et rémunération par capitation (montant fixe pour un groupe, selon nombre et complexité des patients). Le gouvernement veut que jusqu'à une partie de la rémunération soit collective et liée à la prise en charge des patients.
  • Portion liée à la performance: le texte propose de lier jusqu'à 15 % (ou une part comparable selon la version) de la rémunération à des indicateurs de performance collective (nationaux, territoriaux, locaux).
  • Responsabilité collective et affiliation: obligation pour les milieux de pratique (ex.: GMF) de prendre en charge davantage de patients, en particulier les « patients orphelins » et répartition territoriale par les départements.
  • Pouvoirs du ministre et gel d’enveloppes: reconduction (gel) d’enveloppes budgétaires (autour de montants cités publiquement — voir plus bas) et pouvoir réglementaire pour modifier des ententes. Dans certaines versions, le gouvernement gèle les négociations et conserve l’enveloppe jusqu’en 2028.
  • Sanctions et interdictions: interdiction d’actions concertées qui nuisent à l’accès ou à la formation (p. ex. boycotts d’enseignement), sanctions financières pour individus et organisations, mécanismes de surveillance de l’assiduité et sanctions disciplinaires possibles.
2) Quels médecins sont concernés?
  • Les médecins de première ligne (omnipraticiens / médecins de famille): la capitation et la responsabilité collective visent surtout la première ligne (affiliation de patients, plages horaires, prise en charge des cas complexes).
  • Les médecins spécialistes: la loi touche aussi les spécialistes via lier une portion de leur rémunération à des cibles collectives (délais, rattrapage en chirurgie, etc.). Les fédérations représentatives (FMSQ pour les spécialistes, FMOQ pour les omnipraticiens) sont parties prenantes et très concernées.
  • Exceptions notées publiquement: la loi propose parfois des exemptions (ex. médecins 65 ans et + dans certaines versions médiatisées).
3) Pourquoi le gouvernement dit que c’est nécessaire (contexte)?
  • Crise d'accès à la première ligne: des centaines de milliers, voire plus d’un million de Québécois sont ou ont été "orphelins" (sans médecin attitré) et le gouvernement veut obliger une meilleure prise en charge collective.
  • Mode de rémunération perçu comme contre-productif: le paiement strictement à l’acte est accusé de favoriser le volume et d’éparpiller la responsabilité, donc d’empêcher la prise en charge des cas complexes ou la continuité.
  • Contrainte budgétaire: dans un contexte de déficits et d’"optimisation" des dépenses publiques, l’État cherche à mieux lier les résultats aux enveloppes existantes plutôt qu’à consentir d’importantes hausses indiscriminées.
  • Pression politique: mesures punitives annoncées après des moyens de pression (ex. arrêt d’enseignement), volonté politique d’éviter un exode ou une dégradation supplémentaire des services.
4) Avantages potentiels pour la population
  • Si bien conçu et bien mesuré, un volet capitation + indicateurs pourrait favoriser le suivi continu des patients, une meilleure prise en charge des cas complexes et moins de fragmentation des soins.
  • Les incitatifs collectifs peuvent pousser les milieux de pratique à organiser des plages de soir/week-end et améliorer l’accès local.
  • Un meilleur ciblage et des cibles mesurables (si elles portent sur la qualité et non seulement le volume) pourraient améliorer certains délais et parcours patients.
5) Risques et critiques — pourquoi la contestation des médecins n'est pas infondée, mais pourquoi ils doivent aussi faire preuve de retenue
  • Risques réels]: si les indicateurs sont mal choisis, on peut encourager la quantité au détriment de la qualité; la capitation mal calibrée peut mener à la sélection des patients; les sanctions lourdes et l'intervention réglementaire renforcent la défiance et risquent d'empirer l’exode.
  • Mais responsabilisation légitime: face à un système sous tension et à des plafonds budgétaires, il est raisonnable que l’État demande des engagements concrets d’accès et de performance en contrepartie des sommes publiques.
  • Et la retenue attendue des médecins: la profession médicale doit aussi accepter l'examen public de ses pratiques et de sa rémunération — surtout quand la rémunération collective pèse lourd dans le budget.
6) Chiffres: combien coûtent les salaires des médecins — et quelle part du budget provincial?

Les sources publiques et les fédérations donnent des ordres de grandeur convergents mais pas toujours identiques. Voici des chiffres vérifiables et des calculs simples pour situer l'ampleur.
  • Montants cités pour la rémunération des médecins
    • Enveloppe annuelle des médecins (ordre de grandeur cité publiquement): entre ≈ 7,5 G$ et 9 G$ selon les sources/années et selon qu’on agrège spécialistes + omnipraticiens. Par exemple:
      • La Presse et analyses récentes citent des enveloppes "autour de 9 milliards" dans le cadre des négociations / de la loi spéciale (versions du texte et annonces gouvernementales).
      • La Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) indique qu’en 2022-2023 l’enveloppe pour les spécialistes atteignait ≈ 5,4 G$ (chiffre communiqué pour les spécialistes).
      • Des médias et études antérieures donnent des ordres de 7,5–8,0 G$ pour l’ensemble des médecins (spécialistes + omnipraticiens) selon l’année et la comptabilisation.
      (Source: documents publics et articles ; voir sources en bas.)
  • Budget provincial (repères)
    • Portefeuille Santé et Services sociaux (2024‑2025): ≈ 61,9 G$ (chiffre publié dans le budget et repris par la presse).
    • Total des dépenses publiques consolidées (chiffres de présentation budgétaire et analyses): ordres de grandeur cités publiquement ≈ 124–158 G$ selon la comptabilisation et le périmètre (dépenses de programmes vs. total incluant service de la dette).
  • Calculs simples (ordre de grandeur)
    • Si on prend l’hypothèse médiane de 8,0 G$ par an pour la rémunération des médecins:
      • 8,0 G$ ÷ 61,9 G$ (dépenses en santé) ≈ 12,9 % ⇒ la rémunération des médecins représenterait ≈ 13 % du budget du ministère de la Santé.
      • 8,0 G$ ÷ 157,6 G$ (total dépenses publiques cité par certaines analyses) ≈ 5,1 % ⇒ ≈ 5 % des dépenses publiques totales.
    • Avec 9,0 G$ (bornes hautes citées par certains médias):
      • 9,0 G$ ÷ 61,9 G$ ≈ 14,5 % du budget santé.
      • 9,0 G$ ÷ 157,6 G$ ≈ 5,7 % des dépenses totales.
    Ces calculs montrent que, même en prenant des estimations prudentes, la rémunération des médecins est une part non-négligeable des dépenses en santé (≈ 13–15 %) et pèse plusieurs pourcents du budget provincial total. Ce sont des sommes publiques importantes qu'on ne peut ignorer quand on discute d'augmentations ou de nouvelles modalités de paiement.

    7) Interprétation politique et ton critique demandé

    Vous vouliez un ton critique contre les médecins qui "donnent l'impression d'insister pour continuer à augmenter leur salaire alors qu'ils sont déjà parmi ceux qui gagnent le plus au Québec". Factuellement:
    • Plusieurs spécialités médicales ont des revenus moyens très élevés (les études et données de fédérations et d'ICIS/analyses montrent des moyennes à plusieurs centaines de milliers de dollars par an et certains médecins facturent des sommes très élevées).
    • Les enveloppes annuelles consacrées à la rémunération des médecins totalisent plusieurs milliards — une part majeure des ressources de la santé publique.
    Critique raisonnée à l’intention des médecins:
    • Il est légitime que la profession dise qu’elle veut défendre la qualité et la sécurité des soins. Mais réclamer des hausses généralisées sans accepter une plus grande transparence, des mécanismes d’imputabilité et des réformes du mode de rémunération (pour réduire les incitations perverses du paiement à l’acte) est difficilement défendable moralement dans un contexte où l’accès aux soins se détériore et où les caisses publiques sont limitées.
    • La colère des médecins face à des contraintes budgétaires publiques doit être mise en balance avec la responsabilité de la profession de rendre des comptes sur l’utilisation de fonds publics. L’opinion publique a raison d’exiger des engagements concrets plutôt que des augmentations automatiques.
    • Enfin, les moyens de pression qui pénalisent la formation (suspension de l’enseignement, retards de diplomation, etc.) apparaissent comme un chantage contre le futur du système — inacceptable si on se réclame du service public.
    8) Dates et sources principales (sélection)
    • Dépôt et contenu du projet de loi 106 (dépôt médiatisé en mai) — ex. dépôts et articles: Radio‑Canada (8 mai — présentation du projet), Assemblée nationale (texte PDF du projet).
    • Évolutions récentes (loi spéciale, gel d’enveloppes, adoption sous bâillon) — articles de La Presse (24–25 octobre: version « loi spéciale » et mesures immédiates).
    • Chiffres budgétaires: Budget de dépenses 2024‑2025 (Gouvernement du Québec) ; synthèses presse (La Presse / Le Devoir) mentionnant 61,9 G$ pour la santé.
    • Montants des rémunérations: pages et communiqués de la FMSQ (enveloppe spécialistes ≈ 5,4 G$ en 2022‑23) ; articles de Radio‑Canada / analyses reprenant des ordres de grandeur (7,5–8,0 G$).
    En résumé

    Le PL‑106 aborde un problème réel: l'accès aux soins et la nécessité de réinventer des incitatifs afin de responsabiliser collectivement les milieux de pratique. Mais il le fait par la contrainte et le pouvoir réglementaire plutôt que par la négociation et la transparence — ce qui alimente la défiance.

    À l'autre bout, il est compréhensible et légitime de critiquer une profession qui, collectivement, perçoit chaque année des milliards provenant des fonds publics et dont une partie a des revenus individuels très élevés.

    Les médecins doivent reconnaître que la bienveillance n’exonère pas d’un examen public sérieux: si l’on veut continuer à recevoir des sommes publiques aussi importantes, la profession doit accepter des mécanismes de transparence, d’imputabilité et d’ajustement du mode de rémunération.

    Exiger constamment « plus » sans s’engager sur l’accès, la qualité et la pertinence — alors que leur rémunération représente déjà une part substantielle des ressources publiques en santé — a quelque chose d'indécent quand la population attend des soins accessibles et continus.



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Les médecins récoltent-ils ce qu’ils ont semé?

N’avez-vous pas été les relais dociles d’un appareil politique qui, sous couvert de santé publique, a imposé des mesures brutales, souvent incohérentes, parfois dangereuses?

Vous, les médecins, avez été les visages rassurants d’un système qui a broyé la confiance, qui a piétiné le doute, qui a criminalisé la prudence.

Vous avez injecté sans discernement, y compris à des femmes enceintes, des enfants, des personnes déjà fragiles, en vous abritant derrière des protocoles dictés par des bureaucrates et non par la science. Vous avez abandonné votre rôle de rempart, de conscience, de gardien du serment d’Hippocrate. Vous avez préféré la conformité à la responsabilité, la carrière à la vérité, le confort à la rigueur.

Vos autorités et vos syndicats devraient se rappeler que votre mission première est de protéger le public, et non de défendre les intérêts des compagnies pharmaceutiques, car lorsque vos dirigeants s’attaquent à ceux qui proposent des solutions naturelles ou alternatives, souvent avec bienveillance et dans un esprit de complémentarité, ils risquent de perdre la confiance de citoyens qui cherchent simplement à se soigner autrement et à retrouver un équilibre que la médecine conventionnelle ne leur offre pas toujours.

Et maintenant, vous voilà en train de pleurnicher sur votre sort. Le gouvernement vient d’adopter sa loi 2 sous bâillon. Vous voilà en train de protester, de dénoncer les injustices d’un gouvernement que vous avez pourtant servi sans broncher. Vous parlez de surcharge, de manque de reconnaissance, de rémunération insuffisante.

Mais où était cette indignation quand des citoyens étaient exclus de la vie sociale pour avoir refusé une injection? Où était votre empathie quand des familles étaient séparées, quand des travailleurs perdaient leur emploi, quand des patients étaient isolés, masqués, testés, tracés comme des suspects?

Vous avez été les instruments d’une politique qui a fracturé la société, et aujourd’hui vous découvrez que vous n’êtes pas à l’abri de ses conséquences.


Je ne suis pas du côté du gouvernement, ce gouvernement qui ment, qui vole, qui manipule. Mais je ne suis pas non plus du vôtre.


Vous avez trahi la médecine, vous avez trahi la science, vous avez trahi les gens. Vous avez abandonné le doute, vous avez méprisé les voix dissidentes, vous avez ridiculisé ceux qui demandaient simplement le droit de réfléchir, de choisir, de temporiser.
Vous avez été les prêtres d’un dogme sanitaire, les soldats d’une croisade vaccinale, les juges d’un tribunal moral qui a condamné sans appel ceux qui ne pensaient pas comme vous.

Et maintenant que le vent tourne contre vous, vous jouez à la victime. Vous vous battez pour des primes, pour des horaires, pour des privilèges. Mais vous avez perdu quelque chose de bien plus précieux : la confiance. Vous avez perdu le respect de ceux qui vous voyaient comme des alliés, comme des protecteurs, comme des guides. Vous avez choisi le camp du pouvoir, et le pouvoir vous traite aujourd’hui comme il traite tous ses serviteurs: avec mépris, avec cynisme, avec brutalité.

Je ne vous plains pas. Je ne vous soutiens pas. Je ne vous excuse pas. Vous avez participé à une dérive historique, et vous en payez maintenant le prix. Ce n’est pas une injustice, c’est une conséquence. Ce n’est pas une tragédie, c’est une leçon. Et si cela n’était en fait qu’une forme de justice? Une justice amère, imparfaite, mais nécessaire. Parce que vous avez oublié que la médecine n’est pas une fonction, c’est une vocation. Ce n’est pas une carrière, c’est une responsabilité. Ce n’est pas un métier, c’est un engagement envers la vérité, envers l’humain, envers la vie.

Et vous avez failli.


Alain Patenaude



Source: Benoît Chagnon qui a relayé la publication, via Facebook



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Le projet de loi 106 n'est finalement pas adopté tel quel : il a été remplacé le 24 octobre 2025 par le projet de loi n°2, qui reprend et modifie plusieurs dispositions du projet initial.

Le gouvernement de la CAQ a choisi d’introduire le projet de loi 2 en urgence, intégrant les éléments les plus controversés du projet de loi 106 et provoquant des réactions très vives dans le milieu médical.​


Historique récent

  • Jusqu’à l’automne 2025, le projet de loi 106 visait à réformer l’accès aux soins de santé et à imposer de nouvelles conditions de rémunération et d’organisation aux médecins.​
  • Face à une forte opposition, le gouvernement a abandonné son étude en l’état pour déposer le projet de loi n°2, qui contient l’essentiel des mesures annoncées dans le 106 tout en ajoutant d’autres contraintes, adoptées par procédure accélérée (sous bâillon).​

Situation parlementaire

  • Le contenu du projet de loi 106 est désormais repris dans le projet de loi n°2, qui fait l’objet d’un débat parlementaire rapide et suscite une contestation organisée par les fédérations médicales.​
  • Si une adoption expéditive du projet de loi 2 est envisagée, le projet de loi 106 lui-même n’a pas été adopté, mais il a été explicitement remplacé.

Conséquences et réactions

  • Ce remplacement et la procédure d’adoption accélérée provoquent d’importantes répercussions chez les médecins et la population, avec des pétitions et mobilisations pour l’abandon des dispositions jugées coercitives et nuisibles.​
  • La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et la Fédération des médecins spécialistes du Québec dénoncent fortement cette démarche.​

En résumé, le projet de loi 106 n’a pas été adopté : il est remplacé au dernier moment par le projet de loi n°2 qui, lui, est en voie d’adoption rapide et intègre les mesures du 106.



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La loi qui a été adoptée sous bâillon est le projet de loi n°2, qui porte sur la réforme de la rémunération des médecins et intègre l’essentiel des dispositions prévues initialement dans le projet de loi 106.


Cette adoption sous bâillon a eu lieu dans la nuit du 24 au 25 octobre 2025, peu avant 4 h du matin, lorsque le gouvernement a imposé la procédure législative d’exception pour accélérer le vote et limiter le débat parlementaire.​


Détails sur l’adoption

  • Le vote final sur la loi spéciale (projet de loi 2) s’est tenu le 25 octobre 2025, après un débat expéditif et l’utilisation du bâillon pour forcer l’adoption.​
  • Cette procédure a été dénoncée par les associations médicales et l’opposition, qui ont souligné la rapidité et le manque de consultation.​

Contexte

  • La loi impose un nouveau mode de rémunération aux médecins et interdit les moyens de pression collectifs dans le réseau public.​
  • La procédure du bâillon, utilisée ici, est réservée aux situations jugées urgentes ou conflictuelles par le gouvernement et vise à écourter le temps de débat à l’Assemblée nationale.​

En résumé, le projet de loi 2 sur la rémunération des médecins a été adopté sous bâillon au Québec dans la nuit du 24 au 25 octobre 2025.



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Le projet de loi 2 sur la rémunération des médecins a été adopté sous bâillon au Québec dans la nuit du 24 au 25 octobre 2025.

https://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-par ... -43-2.html

La Fédération des médecins omnipraticiens (FMOQ) dit avoir l'intention de rejoindre la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) dans la contestation judiciaire de la loi spéciale déposée [vendredi matin] par le gouvernement du Québec, qui vise à imposer aux médecins un nouveau mode de rémunération.

viewtopic.php?p=9299#p9299

Déjà, des patients de partout au Québec observent des délais alors que les besoins, eux, demeurent pressants... et nombreux.

Si nombreux qu'ils dépassent la capacité du réseau de la santé.

Avec la guerre contre la santé naturelle et les approches alternatives, la médecine allopathique (la "médecine d'hôpital" récolte un peu ce qu'elle sème et contribue à cultiver).

Lorsqu'on entend le président de la FMSQ, le Dr Vincent Oliva, assurer que plusieurs articles de cette loi caquiste, du ministre Christian Dubé, contreviennent à la Charte des droits et libertés, on se demande où ce médecin était lorsque lui et ses collègues se sont fait les grands complices de la CAQ contre les non-vaccinés et ceux qui avaient IMMÉDIATEMENT compris qu'il s'agissait d'une odieuse expérience génique où les Québécois n'étaient guerre plus que des cobayes.

https://www.youtube.com/watch?v=G85w2WG9Vdg

https://www.youtube.com/watch?v=wJaSPc86EZ0

Quand le Dr Oliva dit que "le gouvernement nous traite comme des bandits [...] et il nous met une camisole de force pour nous emprisonner dans le réseau", on se demande s'il se rappelle l'horreur que lui et ses collègues ont collaboré à asséner contre quiconque ne pensait pas comme eux (et comme "big pharma", incluant le Dr Anthony Fauci et la Dre Theresa Tam et son complice, le Dr Howard Njoo, à l'Agence de la santé publique du Canada).

Mais...

Nous avons assez de recul pour comprendre qu'il y a des acteurs polarisants dans tous les camps, hélas.

Ainsi, rien n'est totalement noir ou blanc, dans cet épisode qui engendre des frustrations, de toutes parts.

Les vraies victimes de ce théâtre [à savoir les patients et les Québécois malades en besoin de soins], elles, se retrouvent prises dans une querelle politico-médiatico-juridique qui menace de les laisser à eux-mêmes à un moment où, justement, ils auraient besoin d'un réseau de la santé performant, flexible et aussi accessible que possible.

Peut-être que les solutions passeraient par l'abandon de la guerre à la santé naturelle qui contribue à garder la population en bonne santé et par un contrôle plus réfléchi des produits dits "alimentaires" clairement toxiques (comme les OGM, les colorants, les rehausseurs de goût, les arômes et autres sales "petits secrets" des empoisonneurs-sous-couvert-de-fournisseurs de produits d'épicerie).

Ou par une formidable campagne d'éducation populaire à propos des réflexes-santé, couplé à des règles de promotion active et concrète de la santé dans les milieux de travail et académiques.

Autrement dit, pour régler les travers médicaux, il faut revenir à des fondements de vie... saine.

Ce n'est pas avec 14 pilules dans un pilulier que tout le monde "améliore sa santé" et pourtant, c'est le pain et le beurre de combien de médecins et de pharmaciens, au Québec?

Est-ce qu'il n'existe pas des manières différentes d'envisager la santé que d'obséder sur des collections de molécules chimériques brevetées nées de synthèses concoctées dans des laboratoires, souvent étrangers?

Pourquoi faire passer l'intérêt de la santé publique après l'impératif abstrait mais cruel des "traitements" alors que 100% des patients recherchent des "guérisons"?

D'ailleurs, ces médecins qui se plaignent (peut-être à juste titre, vu la nature de cette situation) ne devraient-ils pas toujours chercher à "guérir" plutôt que de manufacturer des "clients à vie" pour des océans de piluliers qui sortent des pharmacies, jour après jour?

Au pays des médecins, obtenir une prescription est devenu presque religieux avec des obligations de retourner régulièrement pour que "l'acte médical" du renouvellement de "prescription" ait lieu après que d'autres "actes facturables" de "mesures" aient eu lieu, question de rentabiliser chaque visite.

Est-ce toujours la meilleure approche? Peut-être. Peut-être pas. Comment savoir? Ce n'est pas comme si plusieurs médecins avaient pour habitude de remettre quoique ce soit en question... sauf lorsqu'il est question de leur salaire. Là, ils se mobilisent. Y a-t-il quelque chose à comprendre de ça? Peut-être.

Dans l'imaginaire collectif, les médecins sont en mission pour maximiser la santé des gens et je crois fermement que c'est le cas, avec de nombreux membres de cette profession.

Les médecins sont aimés et plusieurs méritent toutes les lettres de noblesse qu'on leur attribue, sincèrement et avec coeur.

Mais autant on aimerait les défendre, autant on comprend que le "système" de "santé" actuel nous coûte une FORTUNE, collectivement.

Et qu'il y a peut-être des éléments à revisiter.

Comme les salaires des médecins, justement car en 2024 et 2025, la rémunération et les compensations des médecins représentent environ 16% du budget total de la santé au Québec, soit près de 9 à 10 milliards de dollars annuellement.

Si l'on considère que le budget global du ministère de la Santé et des Services sociaux avoisine 61,7 milliards pour l'année 2024-2025, la part consacrée aux salaires et honoraires des médecins demeure stable autour de ce pourcentage.

Rien de mal à bien payer les médecins mais si à la première tentative du gouvernement de moduler une petite part de cette rémunération, les médecins montent immédiatement aux barricades, disons que ça les montre sous leur vrai visage et pourrait mener certains Québécois plus attentifs à se demander si leur motivation-première est la santé ou... leur salaire... qu'importent les évidences qu'ils sont déjà bien payés.

Tout ça fait partie des malaises.

La CAQ le sait, les médecins le savent et les Québécois sont de plus en plus nombreux à se la savoir, eux aussi.

Ainsi, les Québécois doivent serrer les rangs, se prendre en main, autant que possible, s'entraider, à chaque opportunité et cultiver l'espoir que la santé ne se trouve pas exclusivement dans des piluliers ou des "traitements" à vie.

La situation n'est pas idéale mais nous devons, individuellement et collectivement, se positionner pour faire vivre ce qui engendre la vie, la force, l'amour et la pleine santé.

Chers médecins, on vous aime mais nous avons besoin que vous nous aimiez, aussi. Ça va dans les deux sens, j'espère que cette sagesse saura vous rappeler que notre lien humain sera TOUJOURS plus prioritaire que le simple lien professionnel.

Et aussi, que le "réseau de la santé", c'est les médecins mais aussi, tous les autres professionnels et employés passionnés qui arrivent à voir par-delà les croyances, les filtres et les pensées limitantes des cartels médico-pharmaceutiques qui prétendent avoir des "solutions" (payantes, pour eux) alors qu'il pourrait y avoir des voies d'action ancrées dans des savoirs autres.

Quelle situation, surtout après la covidisterie, c'est une grande discussion sociale que ça doit engendrer... et pas juste avec les médecins car la santé nous concerne tous.



Source: Ma publication, dans Facebook


Extrait facile à partager, comme ici, dans VK et Twitter...

Constatez-vous les effets de la loi caquiste sur le réseau de la santé?

https://www.facebook.com/claude.gelinas ... NdWihp9t2l

viewtopic.php?p=9303#p9303

Les Québécois se retrouvent pris à payer le prix fort pour un réseau qui vacille. Comment cet épisode va-t-il trouver son équilibre vu l'ampleur des actuelles polarisations?


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Source: https://www.youtube.com/watch?v=wJaSPc86EZ0
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