Les bactéries qui s'accumulent dans les éponges à vaisselle

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cgelinas
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Pour éviter de contaminer sa vaisselle avec des éponges en plastique


Dans votre cuisine, vous avez probablement, vous aussi, utilisé des petites éponges synthétiques, faites de polyuréthane (du plastique, essentiellement) et vous avez, instinctivement, redouté ses effets potentiellement néfastes sur votre santé.


Vous avez raison de vous questionner parce que ce polyuréthane (qui peut prendre plusieurs formes [rigide, souple ou mousseux]) car ensuite, à l'usine, celui-ci est trempé dans dans divers cocktails de colorants synthétiques, d'agents anti-moisissures et des préservateurs pour que l'éponge puisse "survivre" (sans trop se dégrader) à des semaines d'usage, dans l'environnement souvent humide de votre lavabo de cuisine, là où vous lavez (au moins une partie de) votre vaisselle.

La vaisselle avec laquelle vous mangez.

Et c'est utile de le rappeler parce qu'à chaque fois que vous récurez votre vaisselle (ou tout objet-tiers), des particules de micro-plastiques sont transitées vers ces objets et ultimement, lorsque vous les utilisez, par la suite, dans votre corps, surtout lorsque vous mangez des repas chauds ou des boissons comme du café ou du thé.

Ce n'est pas tout.

En raison de la manière dont ces éponges sont assemblées, en usine, elle emprisonnent jusqu'à 362 variétés de bactéries qui sont ensuite réappliquées, usage après usage de cette éponge, sur la vaisselle [considérée] "propre".


C'est en 2017 que le microbiologiste Markus Egert de l’Université de Furtwangen, en Allemagne, a publié des données sur le microbiome bactérien des éponges de cuisine usagées après le séquençage du matériel génétique qu’elles contiennent. Il a découvert 362 espèces de micro-organismes dans ces éponges.


Mais ce n'est pas tout parce qu'une étude récente menée par des chercheurs de l’Université Duke a révélé que les éponges de cuisine avec de grands et de petits trous favorisent la plus grande croissance microbienne. Le biologiste Lingchong You a examiné l’environnement complexe des éponges de cuisine et a constaté que les différentes tailles de matériaux poreux favorisent la prolifération bactérienne.


Alors...

Que pouvons-nous faire?

Puisqu'il faut continuer de nettoyer la vaisselle après chaque usage (idéalement), plusieurs, comme moi, se tournent vers des alternatives naturelles.

Comme, par exemple, ces éponges en sisal biodégradable, provenant de de la plante Agave sisalana, typiquement trouvée au Mexique.


Il y a de nombreuses autres alternatives naturelles pour les éponges à vaisselle, si vous aimeriez les passer en revue:


Il y en aurait beaucoup à dire sur les effets des éponges typiquement utilisées en cuisine mais avec ces informations, nous pouvons faire des choix plus éclairés.

Je vous invite aussi à visiter des marchands locaux qui pourraient fabriquer des alternatives naturelles, eux aussi.


Partagez avec ceux qui ne connaissent pas ces études, merci!



Source: Ma publication, dans Facebook


Références



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Fichiers joints
L’analyse du microbiome et la microscopie confocale des éponges de cuisine usagées révèlent une colonisation massive par les espèces Acinetobacter, Moraxella et Chryseobacterium<br /><br /><br />L’environnement bâti (EB) et en particulier les environnements de cuisine recèlent une diversité microbienne remarquable, y compris des agents pathogènes.<br /><br />Nous avons analysé le microbiome bactérien d’éponges de cuisine usagées par pyroséquençage 454 des gènes de l’ARNr 16S et hybridation in situ en fluorescence couplée à la microscopie confocale à balayage laser (FISH-CLSM).<br /><br />Le pyroséquençage a montré une dominance relative des gammaprotéobactéries au sein du microbiote de l’éponge.<br /><br />Cinq des dix UTO les plus abondantes étaient étroitement liées aux espèces du groupe de risque 2 (GR2), précédemment détectées dans le microbiome BE et la cuisine. Le nettoyage régulier des éponges, indiqué par leurs utilisateurs, a considérablement affecté la structure du microbiome.<br /><br />Deux des dix UTO dominantes, étroitement apparentées aux espèces RG2 Chryseobacterium hominis et Moraxella osloensis, ont montré des proportions significativement plus élevées dans les éponges régulièrement assainies, remettant ainsi en question ces méthodes d’assainissement dans une perspective à long terme.<br /><br />L’étude FISH-CLSM a montré une distribution omniprésente des bactéries dans le tissu de l’éponge, se concentrant dans les cavités internes et sur les surfaces des éponges, où se produisaient des structures semblables à celles d’un biofilm.<br /><br />L’analyse des images a montré des densités locales allant jusqu’à 5,4 * 1010 cellules par cm3, et a confirmé la dominance des gammaprotéobactéries.<br /><br />Notre étude souligne et visualise le rôle des éponges de cuisine en tant que points chauds microbiologiques dans l’EB, avec la capacité de collecter et de propager des bactéries ayant un potentiel pathogène probable.<br /><br /><br />Source: https://www.nature.com/articles/s41598-017-06055-9
L’analyse du microbiome et la microscopie confocale des éponges de cuisine usagées révèlent une colonisation massive par les espèces Acinetobacter, Moraxella et Chryseobacterium


L’environnement bâti (EB) et en particulier les environnements de cuisine recèlent une diversité microbienne remarquable, y compris des agents pathogènes.

Nous avons analysé le microbiome bactérien d’éponges de cuisine usagées par pyroséquençage 454 des gènes de l’ARNr 16S et hybridation in situ en fluorescence couplée à la microscopie confocale à balayage laser (FISH-CLSM).

Le pyroséquençage a montré une dominance relative des gammaprotéobactéries au sein du microbiote de l’éponge.

Cinq des dix UTO les plus abondantes étaient étroitement liées aux espèces du groupe de risque 2 (GR2), précédemment détectées dans le microbiome BE et la cuisine. Le nettoyage régulier des éponges, indiqué par leurs utilisateurs, a considérablement affecté la structure du microbiome.

Deux des dix UTO dominantes, étroitement apparentées aux espèces RG2 Chryseobacterium hominis et Moraxella osloensis, ont montré des proportions significativement plus élevées dans les éponges régulièrement assainies, remettant ainsi en question ces méthodes d’assainissement dans une perspective à long terme.

L’étude FISH-CLSM a montré une distribution omniprésente des bactéries dans le tissu de l’éponge, se concentrant dans les cavités internes et sur les surfaces des éponges, où se produisaient des structures semblables à celles d’un biofilm.

L’analyse des images a montré des densités locales allant jusqu’à 5,4 * 1010 cellules par cm3, et a confirmé la dominance des gammaprotéobactéries.

Notre étude souligne et visualise le rôle des éponges de cuisine en tant que points chauds microbiologiques dans l’EB, avec la capacité de collecter et de propager des bactéries ayant un potentiel pathogène probable.


Source: https://www.nature.com/articles/s41598-017-06055-9
les-eponges-contaminees.jpg (273.48 Kio) Vu 11255 fois
« Les éponges de cuisine agissent non seulement comme un réservoir de micro-organismes, mais aussi comme des disséminations sur les surfaces domestiques, ce qui peut entraîner une contamination croisée des mains et des aliments, ce qui est considéré comme l’une des principales causes d’épidémies de maladies d’origine alimentaire », écrivent les auteurs dans leur article.<br /><br />En plus du séquençage, l’équipe a pu visualiser la présence de bactéries dans les échantillons en 3D à l’aide d’une technique appelée hybridation in situ par fluorescence couplée à la microscopie confocale à balayage laser (FISH-CLSM).<br /><br />Les visualisations révèlent comment la grande surface, la mousse humide et les matières alimentaires éparpillées à l’intérieur de l’éponge constituent l’habitat d’incubation parfait pour les bactéries.<br /><br />À tel point, en fait, qu’il est presque difficile de différencier où l’éponge (bleue) s’arrête et où les micro-organismes (rouge) commencent.<br /><br />Source: https://www.sciencealert.com/you-don-t-want-to-know-how-germ-ridden-your-kitchen-sponge-really-is
« Les éponges de cuisine agissent non seulement comme un réservoir de micro-organismes, mais aussi comme des disséminations sur les surfaces domestiques, ce qui peut entraîner une contamination croisée des mains et des aliments, ce qui est considéré comme l’une des principales causes d’épidémies de maladies d’origine alimentaire », écrivent les auteurs dans leur article.

En plus du séquençage, l’équipe a pu visualiser la présence de bactéries dans les échantillons en 3D à l’aide d’une technique appelée hybridation in situ par fluorescence couplée à la microscopie confocale à balayage laser (FISH-CLSM).

Les visualisations révèlent comment la grande surface, la mousse humide et les matières alimentaires éparpillées à l’intérieur de l’éponge constituent l’habitat d’incubation parfait pour les bactéries.

À tel point, en fait, qu’il est presque difficile de différencier où l’éponge (bleue) s’arrête et où les micro-organismes (rouge) commencent.

Source: https://www.sciencealert.com/you-don-t-want-to-know-how-germ-ridden-your-kitchen-sponge-really-is
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Source: https://amzn.to/4l5EcQE
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eponge-a-vaisselle-conventionnelle.jpg
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Claude Gélinas, Éditeur
chaudiere.ca

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