L'allégorie du train de la vie qui fonce à toute allure

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cgelinas
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Tel un train qui traverse monts et vallées, notre chemin de vie, tout en étant unique, offre des fenêtres d'opportunités pour connecter, aussi bien à soi-même qu'aux autres.

Certains ressentent leur vie comme un "long fleuve tranquille" mais même si c'est souhaitable de tendre vers cet état de relative béatitude manifestée dans la chair et la tangible, je fais partie de ceux qui ont cette nette impression que la vie ressemble davantage à un train qui fonce, qu'importe qu'on soit prêt ou non à foncer, nous aussi.

Et il apert qu'en période de défis de santé, justement, plusieurs (comme moi) se sentent limités dans leurs moyens d'action habituels pour composer avec ce train qui file, sans s'essouffler.

Inflation infatigable (vol légal des économies ou dit autrement, de la valeur de l'argent en circulation), attaques mondialistes multiples, dettes, handicaps, pathologies médico-socio-psychologiques, inconforts sociaux, accès à un emploi (suffisamment rémunérateur --et-- valorisant), tout ça fait partir des roches qui peuvent alourdir nos quotidiens qui, autrement, seraient objectivement moins éprouvants.

Au point où la vie dans ce train qui hurle vers le prochain moment devient graduellement désordonnée, voire chaotique. Avec les conséquences que ça engendre comme des retards aussi divers que multiples et des modifications aux routines qui symbolisaient précédemment une proverbiale prévisibilité, voire-même de la stabilité.

Donc...

Quand le train arrive en gare, on peut être tentés de débarquer du train quitte à le prendre à nouveau, une fois certaines situations de vie adressées ou mieux, résolues. Ce qui s'avère compliqué à réussir dans le train qui, lui, reprend rapidement sa vitesse folle vers la prochaine gare.

Une fois sorti du train de la vie dite "normale", on se retrouve d'autres repères pour cadrer une normale à la mesure de notre besoin de vivre et non de survivre, sans fin.

C'est comme une bouffée d'air frais que d'être à l'extérieur du train de la vie, le temps de rehausser nos forces, nos consciences et nos espoirs afin de pouvoir exister sans devoir en plus suivre un rythme trop souvent inhumain dans des trains qui vont bien trop vite.

Et le train de la vie va vite!

Sans effort conscient pour exister, soi-même, il existe un danger de se mettre à canaliser nos forces vives vers le succès du train inhumain plutôt que nos propres expériences humaines, individuellement et collectivement.

Autrement dit, ce qui m'est arrivé au niveau de ma santé m'a fait ralentir, réfléchir et connecter encore plus fort sur des champs de possibles et de consciences qui me rappellent qu'il existe des chemins là où on ne savait même pas qu'il y en avait.

Et la sagesse des groupes d'humains bienveillants et bons consolide ces expériences d'une manière telle qu'ont comprend d'instinct que la richesse d'une telle survenue n'a que rarement lieu lorsqu'on se trouve dans un train inhumain qui fonce à toute allure et qui nous confine à l'individualité pour mieux aspirer nos forces, à son propre bénéfice.

Ce train est une machine.

Or, nous sommes tout sauf une abstraction déconnectée de notre propre source, elle-même à l'image de cette source-des-sources qui nous offre le luxe de faire l'expérience de nos propres choix.

Ainsi, débarquer en gare n'est pas un geste de faiblesse. Au contraire, c'est d'avoir le courage d'affronter les choses telles qu'elles sont. De les sublimer, au besoin pour apprendre d'elles tout en les libérant pour mieux avancer et évoluer.

Je parle de ma situation avec des paraboles, dans ce court texte mais j'en parle aussi pour tous ceux qui sont si mal-en-point qu’ils ne peuvent pas en parler ou alors, qui n'ont ni les mots, ni la force d'en trouver.

Autant je reçois de l'attention, de l'amour véritable, les résultantes de nombreux gestes de solidarité et de force, autant je garde en prières et en potentiels d'actions ceux dont j'ai conscience qu'ils en ont besoin, aussi.

Nous formons une nébuleuse colossale de lumières, de vérités, de consciences et d'infinies volutions créatives, idéalement toujours bienveillantes (parce qu'on se l'offre invariablement à soi-même avant de le partager avec autrui).

En somme, n'ayons pas peur de quitter le train inhumain. Les épreuves nous enseignent des choses, s'il nous semble opportun d'en apprendre quelque chose. Et même si on se serait passé d'avoir à traverser ces épreuves, lorsqu'elles sont là, il faut savoir prendre un pas de recul pour mieux avancer, ensuite. Quitte à reprendre le train, le même ou un autre train, afin de voir notre monde et de se découvrir via ces paysages et situations qui défilent.

Il y a de nombreux modèles de vie et comme nous sommes uniques, créateurs et responsables, on a tout à gagner à exister à nos propres yeux tout en synergisant avec ceux qui le veulent, aussi.

Je suis privilégié de voyager (et d'avoir espoir de voyager, aussi) avec vous, tout en étant moi alors que vous êtes vous.



Source: Ma publication, dans Facebook



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