25 octobre 2023
La Banque du Canada a choisi de maintenir son taux directeur stable, à 5 %.
Mais peut-on vraiment parler d’un répit?
Pour les emprunteurs qui s’apprêtent à renouveler leur hypothèque, la douche risque d’être froide, alors que leurs versements mensuels pourraient augmenter de plusieurs centaines de dollars.
Depuis plusieurs mois, les détenteurs d’un prêt hypothécaire à taux variable subissent directement la hausse des taux d’intérêt, alors que la Banque du Canada cherche à mater l’inflation. Mais ceux qui ont pris un taux fixe n’ont pas encore pris la mesure de la situation.
« Ceux qui ont la plus grande surprise, ce sont ceux qui ont profité d’un taux fixe qui était sensiblement bas et qui arrivent à l’échéance de leur hypothèque initiale », souligne Patrick Dumond, courtier hypothécaire chez Multi-prêts.
Par exemple, pour une hypothèque de 300 000 $ amortie sur 25 ans et contractée à un taux de 1,85 % (qui correspond au taux moyen fixe sur 5 ans en vigueur chez le prêteur hypothécaire en ligne Nesto en début de pandémie), le versement était d’environ 1249 $ par mois. Avec le même type de taux, aujourd’hui à 5,49 %, le nouveau versement serait de 1829 $ — ce qui représente une hausse d’environ 580 $ par mois.
Pour une hypothèque de 400 000 $ aux mêmes conditions d’emprunt, le versement mensuel passerait de 1665 $ à 2439 $ — soit une augmentation de 774 $ par mois.
S’y prendre d’avance et comparer les offres
« On a beaucoup de questions, d’appels de la part de nos clients, qui veulent savoir comment limiter l’impact de la hausse des taux d’intérêt », indique M. Dumond, qui recommande aux emprunteurs de s’y prendre d’avance.
Le courtier hypothécaire conseille notamment de se renseigner environ quatre mois avant la fin de l’échéance de son taux.
[Éditeur: plusieurs Canadiens vont devoir faire des choix difficiles.]
« La plupart des institutions financières sont en mesure de faire une réservation des taux d’intérêt pendant 120 jours. Cela vous permet de vous protéger d’une autre hausse des taux », explique-t-il, tout en rappelant que, si les taux baissent entre-temps, il reste toujours possible de choisir l’option la plus avantageuse.
Il est aussi judicieux de « comparer l’offre de votre prêteur actuel aux autres offres sur le marché », indique M. Dumond. « Il peut y avoir une certaine volatilité entre les institutions. Magasiner votre prêteur pourrait possiblement vous permettre d’économiser des milliers de dollars sur un terme de cinq ans », souligne-t-il.
[Éditeur: les propriétaires de maisons vont s'appauvrir quand même, tout ça pour satisfaire le mondialiste Tiff Macklem qui tue l'économie canadienne pour que ses complices mondialistes puissent acheter le parc de maisons à bas prix afin, par la suite, de les louer à ceux qui auront perdu leur maison. Machiavélique.]
Selon les données d’un récent sondage mené par l’Institut Angus Reid, les Canadiens ayant de la difficulté à rembourser leur hypothèque sont de plus en plus nombreux.
Environ 15 % des titulaires d’un prêt hypothécaire affirment trouver l’aspect financier de leur prêt « très difficile », contre 8 % en mars dernier.
Par ailleurs, toujours dans le même sondage, 79 % des répondants ont indiqué qu’ils appréhendaient le renouvellement de leur prêt.
Source: MSN / Le Devoir
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