Mario Roy acquitté de chefs de harcèlement et d’intimidation

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17 février 2023


Le leader anti-mesures sanitaires Mario Roy, en guerre ouverte contre le Barreau du Québec depuis des années, a été acquitté vendredi de deux chefs d’accusation de harcèlement criminel et d’intimidation visant une personne associée au système de justice.


Le verdict a été rendu par un jury qui a mis près de 72 heures à délibérer, au terme d’un procès d’une semaine.

Les accusations dont l’homme de 51 ans devait se défendre avaient mené à son arrestation et à son incarcération préventive pendant environ 120 jours, au printemps et à l’été 2021. Le groupe militant anti-mesures sanitaires Les Farfadaas, dont M. Roy était l’une des figures de proue, avait commencé à porter et à vendre des vestes de cuir de type motard pour l’aider à financer ses dépenses judiciaires.

Finalement, M. Roy s’est défendu lui-même devant la justice, congédiant sans ménagement le criminaliste qu’il avait embauché.

Ça va leur coûter cher. Je vais réclamer 5000 $ de dédommagement par jour de prison, plus 520 $ par jour pour la perte de revenus, plus les dépenses d’essence, de stationnement et de transport pour le procès.

Mario Roy, à la suite de son acquittement

À la tête de l’organisme appelé l’Unité citoyenne anticorruption, M. Roy enquête sur la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), qu’il décrit comme un « réseau d’enlèvement d’enfants » agissant de concert avec des avocats et des responsables pour retirer la garde d’enfants à des parents. Sur son compte Facebook, qui attirait plusieurs milliers d’internautes avant d’être fermé, il a longtemps affirmé qu’il souhaitait procéder à l’arrestation citoyenne de juges et d’avocats « corrompus », avec l’aide de personnes titulaires d’un permis de possession d’arme.

Magouilles et vidéos d'insultes

Sa mission l’a rapidement mis sur la route du Barreau du Québec, qui l’a poursuivi pour pratique illégale du métier d’avocat, avec succès. Dès ses premiers démêlés avec l’organisme, M. Roy a publié plusieurs vidéos dans lesquelles il dénonçait agressivement deux avocats du Barreau qui avaient enquêté sur ses pratiques, les traitant d’« esti de corrompus » et de « criminels », ciblant particulièrement une avocate qu’il traitait de « mal-baisée », de « connasse » et de « cruche ». Une ordonnance de non-publication d’une portée très large nous interdit de nommer ces avocats, ainsi qu’une dizaine d’autres juristes, cinq juges et d’autres personnes qui ont été impliquées de près ou de loin dans cette affaire.

[Éditeur: le Barreau ne semble intéressé à en parler mais pour qu'un citoyen puisse porter plainte avec succès contre un avocat de la DPJ, ça semble inutilement compliqué voire impossible, comme dans cette situation précise.]

La juge Myriam Lachance a refusé de recevoir en preuve plusieurs vidéos que M. Roy voulait présenter pour prouver l’existence de ce soi-disant « réseau d’enlèvement d’enfants », jugeant qu’elles n’étaient pas pertinentes au débat concernant les accusations de harcèlement criminel et d’intimidation dont il devait se défendre.

M. Roy affirmait, au contraire, qu’elles étaient nécessaires pour comprendre le « système corrompu jusqu’à la moelle » par lequel le Barreau du Québec s’en est pris à lui et son organisme.

L’ancien membre des Farfadaas, qui est toujours en attente d’un verdict dans un autre procès pour méfait, pour le blocage du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine en 2021 avec Steeve Charland et Karol Tardif, affirme qu’il va maintenant « tourner la page » et fermer son Unité citoyenne d’enquête anticorruption.

« On vit dans un système de pourriture crasse. Moi, je décroche », a annoncé M. Roy.

Il s'attend au respect

« J’espère que le ministère de la Justice va enquêter pour vrai sur ce qui se passe sur les crimes commis par des avocats en Chambre de la jeunesse, a-t-il ajouté. Ça fait longtemps que je le dénonce, et pendant mon procès, ça a sorti. J’espère que le Barreau du Québec et les journalistes et les avocats vont commencer à me vouer un petit respect. »

« La réalité, c’est que c’était l’enquêteur du Barreau du Québec qui voulait fermer la gueule du directeur de l’Unité citoyenne d’enquête anticorruption. C’était rien d’autre. C’était ça, la preuve. J’enquête sur un réseau d’enlèvement d’enfants, la vérité va sortir, et des personnes vont être obligées de me dédommager », a-t-il conclu.

[Éditeur: Mario Roy fait l'objet d'un ciblage évident et l'acharnement contre lui doit cesser, immédiatement. En fait, cet acharnement n'aurait jamais dû avoir lieu.]

Le Barreau du Québec s’est dit « très déçu de la décision rendue aujourd’hui ». « C’est au Directeur des poursuites criminelles et pénales qu’il revient maintenant d’analyser le dossier et de prendre la décision d’[interjeter] appel. Pour sa part, le Barreau continuera de prendre soin de ses employés », a déclaré la directrice des communications de l’organisme, Hélène Bisson, par courriel.

[Éditeur: le Barreau devrait protéger les Québécois ce qui n'est pas le cas lorsqu'une enquête sur la DPJ est ralentie ou empêchée par leur action.]



Source: La Presse



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PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE -- Mario Roy au palais de justice de Montréal, en janvier dernier [2023]
PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE -- Mario Roy au palais de justice de Montréal, en janvier dernier [2023]
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