Si à Rome il faut faire comme les Romains, pourquoi en serait-il autrement en Chine?
Tout simplement parce que ce système de crédit social contribue à une forme d'oppression inédite contre le peuple chinois et la dernière chose qu'un Occidental veut, c'est de NORMALISER cette pratique machiavélique.
Les Chinois deviennent des numéro contrôlés, des marchandises sur deux pattes et plus spécifiquement des "ressources humaines" aux côtés des "ressources matérielles" qui sont affublées d'un code, elles aussi, afin d'être contrôlées, tout au long de leur "vie".
Le fait que le Canada trouve correct de recommander aux entreprises canadiennes voulant commercer en Chine de jouer le jeu du crédit social devrait faire l'objet d'un débat, ici car ce genre d'oppression numérique moderne revient à enchaîner les gens dans une matrice de surveillance dans laquelle aucun écart ne reste impuni.
Favoriser la bonne marche de ce système fondamentalement inhumain ne correspond à aucune valeur canadienne. Aucune.
Bien que le gouvernement du Canada donne des recommandations sur un grand nombre de sujets, celui-ci est sensible, tant par son impact sur les Chinois, eux-mêmes que par le message qu'envoie le Canada au monde en tendant à normaliser ce genre de surveillance.
Pour bien comprendre ce qu'est le crédit social chinois, le mieux est encore de lire, purement et simplement, les explications du gouvernement du Canada, ci-après.
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https://www.deleguescommerciaux.gc.ca/t ... x?lang=fra
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Le système de crédit social chinois pour les entreprises :
Préparez votre entreprise
La Chine a développé le système de crédit social pour les entreprises (SCSE) afin d’assurer la conformité des entreprises et améliorer le comportement des compagnies faisant affaires en Chine. Le SCSE fait partie du plan de la République populaire de Chine d’établir un système de réputation unifié et standardisé pour les compagnies locales et étrangères.
Le système touche à tous les aspects des affaires d’une entreprise qui opère en Chine. Il évalue la performance et la conduite des entreprises en analysant plusieurs composantes (par exemple : les taxes, les droits de douane et la protection de l’environnement) ainsi que les registres de la conformité (par exemple : sur les affaires anti-monopole, les transferts de données, les prix et les autorisations). Le système automatisé amasse, traite et évalue l’information selon des exigences spécifiques. Selon leur évaluation, les autorités chinoises récompenseront les « bons » comportements et réprimanderont les « mauvais » comportements.
Le système est déjà en place. Il est censé être complètement fonctionnel avant la fin de 2020.
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Comment le SCSE affectera-t-il les entreprises
Toutes les compagnies devraient s’attendre à ce que toutes leurs activités et leurs opérations en Chine soient suivies et enregistrées à travers le SCSE. Les entreprises seront soumises à un examen approfondi de leurs opérations une fois que le système sera complètement mis en place.
Pénalités pour un pointage de crédit faible
Les compagnies recevront un pointage de crédit social faible si elles ne se conforment pas aux règles chinoises. En conséquence, la Chine les considèrera comme ayant un « mauvais comportement ».
Ces compagnies pourraient faire face à des sanctions qui, tout dépendant de leur pointage de crédit, pourraient inclure :
- des frais de pénalité
- des taux d’inspection plus élevés
- des vérifications ciblées
- des approbations gouvernementales restreintes
- l’exclusion de certaines mesures préférentielles
- des restrictions quant aux marchés publics
- des dénonciations publiques
- dans des situations extrêmes, les compagnies pourraient se voir mettre sur une liste des indésirables
Récompenses pour la conformité
Les compagnies recevront un pointage de crédit social pour les entreprises élevé si elles sont considérées comme se conformant aux règles chinoises.
Les « bons comportements » peuvent notamment entrainer :
- de plus bas taux d’imposition
- de bonnes conditions de crédits
- un accès plus facile au marché et aux opportunités des marchés publics
- un dédouanement plus simple aux frontières chinoises
Défis liés à la conformité
Se conformer aux exigences du système de réglementation sera difficile pour les compagnies. Cela est principalement dû à la rigueur, l’exhaustivité, la complexité et l’interdépendance des évaluations. La nature auto-exécutoire du SCSE créera aussi des difficultés stratégiques. Par exemple, le système responsabilise les entreprises face au comportement des partenaires commerciaux tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Ceci pourrait créer des difficultés particulières pour les PME qui n’ont pas nécessairement les ressources internes afin d’assurer leur conformité.
En principe, le SCSE doit traiter toute entité juridique en Chine de manière identique. L’absence de participation humaine dans le processus devrait réduire le risque d’évaluations subjectives. Toutefois, le système pourrait tout de même être utilisé de façon discriminatoire. Ainsi, le même système d’évaluation est appliqué aux entreprises locales et étrangères. Cependant, les divergences entre les standards locaux et internationaux pourraient présenter des difficultés additionnelles pour ces dernières. Ceci pourrait se révéler particulièrement vrai pour les compagnies nouvellement arrivées sur le marché chinois.
Comment se préparer
Même si le système est déjà essentiellement opérationnel, il n’est pas trop tard pour que les entreprises se préparent. Afin de se préparer à l’implémentation complète du SCSE, les compagnies qui opèrent déjà, ou qui veulent mener des opérations en Chine, devraient mettre en place des préparatifs afin d’atténuer les risques liés au système.
Les entreprises devraient :
- comprendre les exigences auxquelles le système s’attend d’elles
- évaluer où elles se situent par rapport aux exigences
- identifier les lacunes
- effectuer les ajustements nécessaires
Il est recommandé d’avoir des experts locaux en conformité dans les régions en Chine où l’entreprise a des opérations. Ceci permettra à l’entreprise de demeurer informée et de respecter les exigences locales en temps réel. Les experts de la conformité pourraient également exploiter leurs relations préexistantes avec les autorités chinoises afin de faciliter les échanges d’information avec le gouvernement central et les autorités locales.
Le Canada offre plus d'informations dans son Portail des PME canadiennes, en Chine:
https://www.deleguescommerciaux.gc.ca/t ... x?lang=fra
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