Certains l'ont probablement remarqué mais au Québec, entretenir un véhicule usagé coûte visiblement plus cher depuis quelques années et la tendance haussière se maintient en 2025‑2026.
Allons-y selon ces segments de dépenses...
-- Coûts d’entretien et de réparation: +12% entre 2023 et 2025 au Québec. Les pièces importées (surtout asiatiques et européennes) sont particulièrement touchées par la fragilité des chaînes logistiques et des tarifs douaniers plus élevés.
-- Prix des véhicules d’occasion: en juin 2025, le prix moyen d’un véhicule usagé au Québec était de 35 746 $, soit +6,4% en un an (presque le double de la moyenne nationale à +3,6%). Cette hausse s’accompagne d’une baisse de 16,8% de l’inventaire d’occasion, ce qui maintient la pression sur les prix.
-- Pièces recyclées (usagées): les recycleurs québécois signalent une rareté croissante des pièces, en partie à cause de l’exportation de véhicules accidentés et de la complexité des nouveaux véhicules. Cette rareté fait monter les prix des pièces usagées et rend l’approvisionnement plus difficile.
-- Assurance et réparations: une étude de Statistique Canada (2025) note une hausse générale du coût des réparations et des pièces détachées depuis 2020, ce qui renchérit la possession et l’assurance d’un véhicule.
https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/11- ... 03-fra.htm
Et à savoir pourquoi ça coûte plus cher d'entretenir un véhicule usage, là, plusieurs facteurs se combinent.
-- Rareté des pièces: moins de véhicules accidentés disponibles localement (exportation), donc moins de pièces recyclées en circulation.
-- Complexité technologique: capteurs, caméras, aides à la conduite, modules électroniques intégrés aux phares, rétroviseurs, pare‑brises, etc. Une pièce "toute simple" devient un ensemble électronique coûteux.
-- Logistique et tarifs: chaînes d’approvisionnement tendues, délais plus longs, et tarifs douaniers plus élevés sur certaines importations (États‑Unis, Asie).
-- Main‑d’œuvre: les tarifs horaires des garages ont aussi augmenté, et certaines réparations demandent plus de temps à cause de la complexité (diagnostic électronique, recalibrage de capteurs, etc.).
Ainsi donc, les conséquences pratiques pour les propriétaires de véhicules sont nombreuses, dont les suivantes:
-- Budget d’entretien à revoir à la hausse: ce qui coûtait 1 000 $ il y a 5 ans peut facilement coûter 1 300–1 500 $ aujourd’hui, selon le modèle et la pièce.
-- Intérêt accru pour les pièces recyclées: mais attention, elles sont plus chères et parfois plus longues à trouver, surtout pour les modèles moins courants ou récents.
-- Stratégies d’achat: les marques réputées fiables et bien implantées (Toyota, Honda, Hyundai, Mazda, Ford) restent privilégiées au Québec, notamment parce que les pièces y sont plus disponibles et les valeurs de revente plus stables.
Déjà que de nombreux Québécois trouvent plus difficile de boucler leur budget avec l'inflation qui continue d'exercer un effet haussier sur presque tous les coûts, ces hausses pour entretenir un véhicule peuvent déstabiliser les automobilistes qui se retrouvent devant un calendrier de réparations ou pire, des besoins urgents.
Avez-vous des trucs pour que l'entretien d'un véhicule coûte moins cher?
Source: Ma publication, dans Substack, VK, Twitter et Facebook
-- -- --
