3 choses qui ne fonctionnent pas avec les médecins, au Québec

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cgelinas
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3 choses qui ne fonctionnent pas avec les médecins, au Québec

Message par cgelinas » 27 septembre 2018, 17:46

Ceux qui n'ont pas besoin de voir de médecins, au Québec sont bénis.

Priez pour que ça continue ainsi!

Pour les autres qui doivent voir des médecins, vous avez surement déjà remarqué ces choses qui ne fonctionnent pas, avec les médecins, au Québec.
  • Prise de rendez-vous
  • Premier rendez-vous en personne
  • Aucun moyen de contact, hors rendez-vous de consultation
Voici les explications, pour chacun de ces points.

Prise de rendez-vous

Réserver une chambre d'hôtel ou un vol d'avion prends quelques minutes, en ligne. Réserver un rendez-vous avec un médecins ou pire, un médecin spécialiste (comme un neurologue, par exemple), peut prendre des ANNÉES avant de réussir.

Et si vous manquez votre rendez-vous, vous serez invités à recéduler... et là encore, ça pourrait prendre des MOIS ou des ANNÉES.

Souhaitez que vous ne soyez pas malade parce que le temps que vous finissiez par voir un médecin, vous avez le temps d'empirer votre condition ou même, de mourir.

Premier rendez-vous en personne

Vous ne le saviez peut-être pas mais pour un premier rendez-vous, il vous faut absolument y aller, en personne. Impossible de faire une consultation téléphonique, par exemple.

Si vous avez des difficultés à vous mouvoir ou à vous rendre à votre clinique, ce sera votre problème. Les médecins ne perdent pas de temps à vous parler au téléphone ou encore, à se déplacer jusque chez-vous. Il y a un énorme malaise à ce niveau parce que la personne sans ressources est laissée à elle-même.

Même si le médecin veut "bien faire", dans les faits, il force des patients moins mobiles à trouver des alternatives de mobilité qui ne sont pas forcément accessibles... ou souhaitables.

Aucun moyen de contact, hors rendez-vous de consultation

À part le rendez-vous "régulier" et "prévu" de consultation médicale, votre médecin est un fantôme.

Votre médecin ne publie aucun numéro de téléphone (à part, peut-être, celui de la "centrale de rendez-vous") ou courriel. Ça force les patients à passer par la voie unique du rendez-vous médical, en clinique.

Même si ça peut s'avérer utile de rencontrer quelqu'un, en personne, les consultations téléphoniques médicales sont régulièrement payées par des patients plus riches et ils ne s'en portent pas plus mal. Pourquoi empêcher les plus pauvres de profiter du téléphone ou du courriel pour consulter leur médecin?

Que ce soit pour des raisons liées à la responsabilité professionnelle ou au paiement via le "tchik-à-tchik" de la carte soleil par la secrétaire de la clinique, on constate que l'accès aux médecins est finalement réservé à ceux qui ont les moyens de se conformer aux directives inflexibles des médecins. Ceci cause moult préjudices aux patients québécois qui aimeraient probablement mieux parler au téléphone ou échanger via courriel, pour le suivi médical dont ils ont besoin.

Il peut arriver qu'un médecin fasse un suivi par téléphone mais c'est rare. Et c'est presque toujours initié par le médecin et non le patient.
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Les personnes à mobilité réduite sont laissés à elles-mêmes

Message par cgelinas » 27 septembre 2018, 17:59

Bien qu'il y ait des service de transport adapté pour les personnes ayant des difficultés à se mouvoir, ceux-ci sont souvent difficiles d'accès, coûteux et limités, dans les "options" liées au service.

Difficiles d'accès

Les Québécois habitant en région ont évidemment moins d'options, officielles et officieuses, en regard des transports adaptés. C'est là un immense problème pour ceux qui doivent se rendre pour des consultations médicales, aussi bien en clinique qu'en milieu hospitalier.

Et pour ceux qui réussissent à obtenir un transport adapté, ce n'est pas forcément simple d'y accéder, physiquement.

La courte distance entre l'intérieur de la maison du patient et l'intérieur du véhicule de transport adapté peut poser d'importants défis, aussi bien en campagne qu'en ville.

Les espaces non-pavés, non-déblayés, en pente ou accidentés peuvent poser des problématiques de déplacements importantes. Si certains chauffeurs de transports adaptés prennent les moyens d'aider pleinement certains patients, d'autres fonctionnent sur une base de "strict minimum", ce qui leur évite des efforts mais qui peut mettre la sécurité du patient en danger.

Ainsi, chaque déplacement en véhicule adapté sera généralement l'oeuvre du chauffeur de ce transport mais aussi, d'une autre personne, habituellement amie du patient, qui offrira son assistance pour se rendre au véhicule (à l'aller) et à la maison (au retour).

Ce sera immensément plus simple pour un médecin de faire ce trajet mais on comprend que ça ne semble pas les emballer alors c'est très, très rare que c'est offert. Les CLSC offrent de bons services infirmiers, à domicile et ce serait probablement important de bonifier cette offre de service avec des médecins, pour éviter un grand nombre de transports adaptés qui ajoutent aux épreuves que traversent les patients ayant des problèmes de mobilité.

Coûteux

Alors que le taxi coûtera le même prix pour une personne en santé qu'une autre "à mobilité réduite", ça ne convient pas à tout le monde.

Certains patients sont contraints de requérir des services de transport plus "adaptés" à leur difficulté à se mouvoir. D'où le recours quasi-obligé au transport dit adapté.

Et vous aurez compris que par l'exclusivité du service, le format des véhicules et les contraintes qui s'y rattachent, les prix de ces transports adaptés peuvent monter à des centaines de dollars par déplacement. En plus de prévoir l'aller et le retour, chacun avec ses propres défis, le patient doit vivre avec la réalité qu'il ne sera probablement pas le seul à emprunter un transport adapté, au moment où il en a besoin.

De ce fait, non-seulement ce transport coûte cher mais compte tenu de la nature de la desserte de ce service, des contretemps peuvent se produire, tout moment. Ainsi, le prix demeure aussi élevé, que le service rendu corresponde au niveau de service annoncé, ou non.

Le patient à mobilité réduite est contraint à payer, qu'importe la qualité du service. Et les patients hésiteront à se plaindre pour éviter des représailles, parfois subtiles mais bien réelles. Tout ça n'aide pas forcément les fournisseurs de transports adapté à se réinventer ou à améliorer leur qualité de service mais bon, on prends pour acquis que par professionnalisme, ils font ces efforts d'eux-mêmes.

Certains le font et d'autres non, ça varie selon les fournisseurs.

Mais les prix sont fixés comme dans le contexte d'un cartel du transport adapté. Les déplacements sont rarement offerts à moindre coût, d'un fournisseur à l'autre. Alors les prix les plus chers possibles finissent par devenir la norme, dans ce secteur.

Options limitées

Compte tenu de la nature du transport adapté qui dessert une clientèle qui a de la difficulté à se mouvoir, on retrouve des "extras" dans les offres de services des fournisseurs.

Alors que ceux qui ont les moyens pour payer, ou les assurances pour ce faire, n'hésiteront pas à surclasser leur services, d'autres patients moins fortunés pourraient être contraints de se contenter du service, dans sa version "de base". Alors que ça ne posera pas de problème pour certains patients qui demandent strictement un passage du point A au point B puis, de B à A, d'autres patients pourraient avoir des besoins plus élaborés et là, c'est via des "extras" que ça devient accessible, moyennant le paiement de cet extra.

La limitation des options peut venir du fournisseur de transport adapté, selon la région mais trop souvent, ça émane d'une budget limité pour ce type de transport, créant ainsi plusieurs classes de patient, à savoir ceux qui peuvent se payer de nombreux extras et... les autres.

On aura compris que les autres, c'est en fait la majorité des patients.

Il y aurait des opportunités pour améliorer les services de transport adapté, au Québec et nous devons, en tant que société considérer qu'au-delà de demander à des patients à mobilité réduite de se déplacer, il faudrait peut-être valoriser davantage le service médical (de médecins) à domicile.
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