Non aux gaz de schiste

Répondre
Avatar du membre
cgelinas
Administrateur
Messages : 791
Enregistré le : 26 mai 2010, 02:07
Localisation : Lévis, QC
Contact :

Non aux gaz de schiste

Message par cgelinas » 24 janvier 2011, 16:51

Léopold Hamel, un chic type qui suit l'actualité dans le dossier du gaz de schiste, au Québec a démarré une discussion dont voici le synopsis:
  • Gaz de schiste; la MRC de Nicolet à voter contre le moratoire, Bécancour et Lotbinière devrait voter contre pour avoir un territoire à développer. Cette région là sera dans quelques années la plus riche et dynamique du Québec...
Voici ma réponse à son propos principal ainsi qu'aux commentaires qu'il a ajouté, au fil des jours...

--
  • Les profits du gaz de schiste québécois seront exportés vers les maisons-mères des 13 compagnies visant à exploiter cette ressource et il faut savoir que seule la compagnie Junex a son bureau-chef, au Québec... ça en dit long!

    Ainsi, les transnationales étrangères feront des fortunes SUR NOTRE DOS et nous laisseront nous débrouiller avec l'eau empoisonnée au gaz, lorsque l'inévitable se produira.

    Entre le gaz de schiste (qui enrichit le monde entier sauf nous) ou l'eau qui nous permet d'exister, je choisis l'eau.

    Le jour où les méthodes de "captation" du gaz de schiste seront moins dommageables pour notre sous-sol et ne poseront aucun danger pour nos nappes phréatiques, je serai "parlable" — pour l'instant, on se fait plumer, raide.

    Vous êtes un homme intelligent, Léopold. Ayez assez d'intérêt, dans ce dossier, pour apprécier la réelle valeur de l'eau potable avant de donner l'impression que vous faites du lobbying pour des transnationales étrangères qui ne savent plus comment mentir aux Québécois pour les convaincre de les laisser continuer leur pillage, malgré le barrage de protestations qui, soyez-en assuré, n'ira qu'en s'amplifiant.

    Le Québec peut devenir riche de bien d'autres façons que via le gaz de schiste alors cessez de croire qu'il n'y a que cette voie pour maximiser le rendement de notre magnifique coin du monde.

    Sachez qu'il y a beaucoup plus d'argent à faire en vendant —intelligemment— notre eau potable (plutôt que de laisser Coke, Pepsi, Danone, Nestlé et Perrier s'en occuper) que de fracturer le sous-sol de la vallée du St-Laurent pour en extraire, de force, un gaz toxique (n'ayons pas peur des mots) qui pourrait fort bien être remplacé par des éoliennes (voir "Magenn" et des panneaux solaires (voir "Nanosolar").

    Allons, Léopold, commençons par s'occuper nous-mêmes de nos trésors, incluant la santé de nos citoyens et notre eau potable relativement abondante et on verra, après, si on a encore le goût de se vendre à vil prix à des transnationales étrangères qui agissent en rapaces, partout où ils passent.
--

En fait, je suis persuadé que Léopold Hamel a hâte de voir le Québec s'enrichir dans quelque chose et comme le gaz de schiste semble être une belle manne potentielle, il s'y investit à fond en disant à tout le monde qu'il faut permettre la fracturation de notre sous-sol.

C'est louable de vouloir que notre coin du monde s'enrichisse mais dans le scénario actuel de développement, dans l'industrie des gaz des schiste, ceux qui obtiendront la quasi-totalité du butin sont des transnationales ÉTRANGÈRES et on sait qu'en ce sens, les milliards de dollars de PROFIT issus de cette industrie quitteront le Québec... et le Canada.

Alors, au fond, Léopold Hamel, peut-être sans le savoir, est en train de favoriser l'implantation, ici, au Québec, d'un complexe industriel ÉTRANGER qui pillera notre sous-sol autant qu'il lui plaît, sans avoir à nous enrichir, nous, au passage.

Et même si nous obtiendrions quelques centaines de millions de dollars (alors que "les autres" empocheront des milliards), est-ce que ça vaut la peine d'empoisonner notre sous-sol et ses nappes phréatiques, gorgées d'eau potable dont nous avons besoin pour vivre?

Poser la question, c'est y répondre tant c'est évident mais combien y a-t-il de gens comme Léopold Hamel, au Québec, qui jouent au "spin-doctor" pour leurs propres intérêts (quels sont-ils, il faut se le demander) ou pour ceux des transnationales étrangères (ou les deux)? Les opinions des lecteurs, dans les journaux, contiennent presque toujours des lettres favorables aux "pauvres" compagnies étrangères qui ne font que du "repérage" et de la "prospection" pour trouver les meilleurs gisements de gaz mais c'est diablement naïf de laisser à des prédateurs la responsabilité de protéger NOTRE territoire et notre eau, vous ne trouvez pas?

Les citoyens du Québec doivent s'intéresser, dès maintenant, au choix entre le gaz de schiste ou l'eau potable parce qu'ailleurs, comme en Pennsylvanie (voir le film "Gasland"), ils ont "fait confiance" à l'industrie et aujourd'hui, ils le regrettent amèrement.

Mon but n'est pas de froisser les sensibilités de tous les Léopold Hamel de ce monde mais s'il faut remettre les points sur les "i" et les barres sur les "t" pour que notre eau potable ne soit pas souillée par des étrangers sans scrupules et bien, il semble que ça doive être fait.

Sur sa photo, M. Hamel semble assez vieux (peut-être la soixantaine) mais je me demande s'il aurait le courage de regarder un enfant dans les yeux pour lui dire "fais-moi confiance, quand tu seras grand, l'eau potable qui faisant partie de ton héritage ne sera pas empoisonnée, comme partout ailleurs où est passée l'industrie des gaz de schiste" — en fait, il pourrait bien promettre ce qu'il veut puisqu'il ne sera plus là pour tenter de survivre à l'inévitable empoisonnement des nappes phréatiques de la vallée du St-Laurent... si l'industrie des gaz de schiste se fait donner "le feu vert" par notre gouvernement provincial.

Dire oui aux gaz de schiste, c'est condamner le Québec à devenir le nouveau souffre-douleur des transnationales étrangères qui s'en iront, les mains dans les poches et le cœur léger, lorsqu'ils auront semé la souffrance, la maladie et la mort au Québec, comme ailleurs — on a qu'à regarder comment BP a cochonné le Golf du Mexique pour ensuite revenir à son "business as usual" comme si rien ne s'était produit et que dire du désastre écologique de l'Exxon-Valdez... est-ce que vous avez vu Esso perdre une cenne, là-dedans?

Heureusement, entre les gaz de schiste et l'eau potable, il existe encore une majorité de Québécois qui voient clair et qui refusent qu'on les "rassure" à grands coups de promesses vides conçues pour les endormir...
Claude Gélinas, Éditeur
chaudiere.ca

Blogues: Montréal | Québec | Lévis | Emploi | Éducation | Placements | Transports
Web: Achetez vos noms de domaines au plus bas prix...

Répondre

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité